L’imposture Napoléon Ier et autres faux conflits militaires

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Apolline : « Si ça continue, le BBB va devenir l’un des blogs officiels en français de Miles Mathis, mais cet auteur américain le mérite, par sa sagacité et ses nombreuses recherches.

Aujourd’hui, il s’attaque à l’un des fleurons de l’histoire française. Souvenez-vous de vos années de collège où l’on vous enseignait l’épopée du valeureux Napoléon Bonaparte. Pourrait-on remettre certains de ses hauts faits militaires et politiques en question ? Et autre question : était-il juif ?

Mathis se base (comme souvent) sur ce que relate le Wikipédia anglais. Or, chose curieuse, on y trouve des informations ne figurant pas sur la page en français, censée être plus détaillée et vice versa, ce qui rend les infos de Wikipédia encore plus incohérentes. 

Cet article étant très long, certaines digressions de Mathis trop éloignées de sa démonstration sur Napoléon ont été omises dans la traduction ».

 

Napoléon était-il juif ?

 

 

Par Miles Mathis (16 avril 2016)

Traduit par Apolline

Comme d’habitude, ce n’est que mon opinion, forgée par recherche personnelle.

Vous n’allez pas croire ce qui m’a fait aborder ce sujet. Bon, ceux qui savent que je suis artiste et que j’étudie de près les photos voudront bien le croire. Ce fut cette photo de Karl Marx.

 

 

Observez sa main. Il fait la même chose que Napoléon, n’est-ce pas ? Pourquoi ? Eh bien, nous savons que Marx était juif. Cette position de la main cacherait-elle une sorte de code ? Napoléon aurait-il utilisé le même ? [note d’Apolline  : Marx et Bonaparte étaient aussi franc-maçons, la « main cachée » est un signe de reconnaissance qu’on voit sur de nombreux portraits officiels]

 

Avant d’écarter cette idée en la jugeant ridicule, vous devez savoir que beaucoup de gens très connus pensaient que Napoléon était juif. Je ne suis donc pas le premier à le suggérer. Benjamin Disraeli, le seul juif à avoir été Premier Ministre en Angleterre, insinuait que Napoléon était juif.

 

Disraeli a écrit de la fiction et dans son livre Tancrède, (publié en 1847 – notez la date), il faisait dire à son narrateur Sidonia que les crypto-Juifs [ceux qui adhèrent secrètement au judaïsme, tout en adhérant officiellement à une autre foi] étaient partout en position de pouvoir, qu’ils soient généraux, érudits ou hommes d’état.

 

Il écrivait que non seulement Napoléon était juif, mais que Mozart, Beethoven et Haydn l’étaient également. En tant que juif lui-même, Disraeli savait. Dans son livre suivant, Lord George Bentinck, il est allé plus loin, nous apprenant que

 

Les premiers Jésuites étaient juifs ; cette mystérieuse diplomatie russe qui alarme tant l’Europe est organisée et poursuivie par des juifs… on trouve des hommes de race juive à la tête de chacun de ces groupes [communiste et socialiste].

Hum. Cela semble confirmer ce que j’ai découvert dans de récents articles, pas vrai ?

 

En fait, les propos de Disraeli étaient si accablants qu’ils nécessitaient une riposte, ce fut d’abord George Eliot [romancière britannique 1819-1880] puis Hannah Arendt qui s’en chargèrent. La réponse d’Eliot est particulièrement intrigante, elle disait que la politique électorale de Disraeli se résumait à

 

une éloquence si ronflante du style —  » vous européens au visage joufflu, au nez rond, vous devez votre commerce, votre art et votre religion aux hébreux ». Mais ma nature de Gentil se rebelle résolument contre toute supériorité supposée des juifs et est presque prête à se faire l’écho de la vitupération de Voltaire. Je m’incline devant la suprématie de la poésie hébreu, mais une bonne partie de leur mythologie originelle et presque toute leur histoire est absolument ignoble.

 

George Eliot

 

Eliot est malgré cela révérée par les Juifs en tant que pro-sioniste. Une rue porte son nom dans trois villes israéliennes, y compris à Jérusalem. Mais la réponse d’Eliot sert à nous dire comment lire Disraeli. Nous serions enclins à nous demander pourquoi un Juif dénigrerait ses compagnons juifs. Simplement parce qu’il ne pourrait s’empêcher de s’en vanter.

 

Disraeli nous informe aussi que l’un des généraux de Napoléon, Masséna, était un crypto-Juif, son nom étant au départ Manasseh. Ce qui nous fait penser à Manasseh ben Israël dans mon article sur la Kabbale.

 

Jules Michelet, le célèbre auteur français du 19ème siècle, a également révélé carrément que Napoléon était juif. Et lorsqu’on a demandé de but en blanc à l’historien français et biographe de Napoléon, Patrice Gueniffey, si Napoléon était juif, il ne l’a pas démenti.

 

Il a répondu à la place, « c’est possible ». Jusqu’au site Jew-or-not-Jew [Juif ou non-Juif], géré par des Juifs, qui lui donne le curieux score de 5, tout en niant qu’il est juif. S’il n’est pas juif, pourquoi ne pas lui donner un score de 0 ou 1 ?

 

Ils admettent quand même qu’il nommait la France « Patrie des Juifs » et disait « C’est mon souhait que les Juifs soient traités comme des frères comme si nous faisions tous partie du judaïsme« . Très étrange pour quelqu’un qui n’est pas juif.

 

Il est aussi admis que Napoléon a annulé d’anciennes lois qui confinaient les Juifs dans des ghettos, leur donnant une pleine citoyenneté et leur accordant tous les droits sur la propriété, la pratique religieuse et le travail.

 

Mais ce n’est pas tout, car il a convoqué un concile juif en 1806 qu’il a nommé le Grand Sanhédrin. Les Juifs l’ont encensé partout en Europe. Ils ont écrit des prières en hébreu pour lui et l’ont appelé Helek Tov [« bon parti »].

 

En 1799, Napoléon entra en Palestine avec une armée de 12.000 hommes, soit pour surveiller ou pour la libérer, selon qui vous interrogez. De retour à Paris, plusieurs journaux ont rapporté que non seulement il exigeait une patrie pour les Juifs, mais qu’il avait commencé à la créer.

 

Les historiens disent aujourd’hui que ce n’est qu’une « fiction », que les journaux ne l’ont pas rapporté de cette façon. Ils veulent dire que les journaux se trompaient. La formulation est donc curieuse. Même erroné, le rapport n’était pas de la fiction. Il avait été mal compris.

 

Napoléon

 

Les historiens ne donnent aucune preuve formelle dans un sens ou dans l’autre, soulignant simplement que Napoléon n’a pas eu le temps de créer une patrie juive. C’est exact, mais on pourrait argumenter en disant qu’il en a été distrait par des choses plus importantes, comme les grandes guerres en Europe.

 

Ce que la plupart des gens ignorent, c’est que Napoléon n’était même pas français. Il est né en Corse et ses parents ont des noms italiens : Carlo Maria di Buonaparte et Maria Letizia Ramolino. Ses grands-parents étaient génois.

 

Bizarre de découvrir que non seulement Hitler n’était pas allemand mais que Napoléon n’était pas français. Ils ne vous enseignent rien de vraiment intéressant à l’école, n’est-ce pas ? J’ai l’idée que la semaine prochaine nous apprendrons que César n’était pas romain et que Périclès n’était pas grec.

 

Les livres d’histoire ont été réécrits pour vous faire croire que la Corse était française en 1769, l’année de naissance de Napoléon, mais ce n’est pas le cas. Gênes a vendu la Corse à la France en 1768, mais comme la Corse était indépendante de Gênes depuis 1755, cette vente était illégale et non reconnue par la Corse. La France a bataillé en Corse en 1768 et 1769, mais ne l’a pas annexée avant 1770. Donc, techniquement, Napoléon n’est pas né en Corse française et ses parents n’étaient en aucun cas français.

 

L’historien Gueniffy admet qu’une communauté juive établie existait à l’époque en Corse. On peut dire bien sûr la même chose de Gênes. Les Juifs vivaient à Gênes depuis l’an 500. Ils furent chassés de Gênes en plusieurs occasions, la dernière se situant en 1737.

 

À l’époque de la naissance de Napoléon, la communauté juive de Gênes comptait moins de 100 personnes. Où partirent les Juifs quand on les chassa en 1737 ?

 

Un bon nombre se rendit dans les parages de la Corse. Voir ainsi la famille de Napoléon se déplacer de Gênes en Corse au milieu des années 1700 est une indication en soi qu’ils étaient juifs. Une autre indication est la grand-mère maternelle de Napoléon, dont le nom de jeune fille était Pietrasanta.

 

C’est un indice, car de nombreux Juifs vivaient aussi dans les environs de Pietrasanta, où ils étaient employés comme ouvriers dans les carrières de marbre et comme tailleurs de pierre.

 

J’ai terminé l’un de mes récents articles en rappelant combien il est étrange que l’Angleterre n’ait jamais envahi l’Irlande. Vous direz qu’elle a pris l’Irlande du nord, mais non. L’Irlande du nord est toujours l’Irlande du nord, pas l’Angleterre. On dirait que l’Angleterre avait le pouvoir d’absorber simplement l’Irlande à tout moment, mais elle ne l’a jamais fait.

 

Également étrange est le fait que ni Napoléon ni Hitler n’ont jamais envahi l’Angleterre. D’accord, l’Allemagne a bien réalisé quelques raids aériens foireux sur l’Angleterre, mais ce n’est rien comparé aux raids aériens sur d’autres pays et rien comparé aux derniers raids aériens des Alliés sur l’Allemagne.

 

La même chose peut être dite pour Napoléon. On nous a dit que Napoléon n’a pas attaqué l’Angleterre de près ou de loin parce qu’il n’aimait pas l’eau ou ce genre de trucs, mais c’est pour contourner la question.

 

Napoléon a traversé la Russie enneigée. Il a vogué jusqu’en Égypte. Traverser la Manche n’aurait été qu’un jeu d’enfant à côté. Si vous voulez lire comment on veut détourner ridiculement votre attention, je vous recommande de lire la page Wikipédia sur l’invasion programmée de l’Angleterre. On y trouve ceci [uniquement sur le wiki en anglais. Le wiki français ne dit pas la même chose]  :

 

Cependant, quand Napoléon ordonna un test à grande échelle de la flotte de débarquement malgré une mer agitée et contre le conseil de ses capitaines de frégate, tel que Charles René Magon de Médine (qui commandait l’aile droite de la flottille), il se révéla qu’elle était mal conçue pour sa mission et malgré les efforts de rescousse menés par Napoléon en personne, beaucoup d’hommes furent perdus.

 

Si nous accordons foi à ce récit d’historiens diplômés, les français ne savaient pas en 1800 comment construire des vaisseaux capables de traverser la Manche. Mais cela contredit d’autres éléments de l’histoire, comme lors du voyage de Napoléon en Égypte en 1798. Cette section de Wikipédia débute ainsi :

 

Après deux mois de préparation, Bonaparte décida que la puissance navale française n’était pas assez forte pour se confronter à la Marine Royale. Il prit la décision d’une expédition militaire pour s’emparer de l’Égypte et ainsi bloquer l’accès de la Grande-Bretagne à ses intérêts commerciaux en Inde.

 

La France avait donc apparemment une flotte, même en 1798. Ils ne savaient pas comment construire des vaisseaux. Quand on tente de nous distraire de manière aussi pathétique, on sait qu’on nous éloigne de quelque chose de gros.

 

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Eh bien Disraeli nous a dit ce qu’il en est, bien que personne ne l’ait jamais écouté. Si des pays comme la France, l’Angleterre et l’Allemagne sont tous dirigés par des crypto-Juifs, les guerres de l’histoire n’étant que des « combines pour faire du fric », alors bien sûr ils n’iront pas se menacer l’un l’autre sérieusement.

 

L’Angleterre, la France, l’Allemagne et même l’Irlande se trouvent plus ou moins au même endroit depuis 1000 ans, ce qui veut dire que les frontières et les noms n’ont pas d’importance. Ils n’ont pas d’importance parce qu’ils ont tous été envahis et conquis il y a longtemps.

 

Mais les conquérants ont ingénieusement autorisé les frontières et les noms à rester en place pour duper tout le monde en faisant croire que rien ni personne n’avait été conquis.

 

L’invasion ne s’est pas faite par terre ou par mer ou par les airs, ce fut par les banques et les gouvernements. Les pays n’ont pas été défaits dans une bataille, ils ont été achetés de l’intérieur, de bout en bout.

 

Comme un même groupe de gens possède aujourd’hui le monde entier, ils ne peuvent se permettre de fausses guerres qui endommageraient en fait leurs importantes propriétés. C’est pourquoi vous ne voyez jamais de bombardement sur Paris ou Londres ou Vienne et c’est pourquoi je pense même que le bombardement de Dresde était truqué [traduit ICI et ICI].

 

C’est pourquoi Napoléon n’a jamais attaqué l’Angleterre et qu’Hitler l’a bien épargnée aussi. C’est pourquoi le Japon n’a jamais attaqué Los Angeles ou San Francisco. Et c’est pourquoi l’Allemagne n’a jamais bombardé la côte est des US.

 

Si les US ont pu traverser le Pacifique pour bombarder Tokyo, pourquoi l’Allemagne n’a-t-elle pas traversé tout aussi facilement un océan Atlantique nettement plus petit et bombarder New-York ou Washington ? Amusant de voir que personne ne se pose cette question.

 

 

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Nous aborderons cette question plus en détail dans d’autres articles, mais retournons à Napoléon. On nous dit que Napoléon est entré à l’académie militaire à l’âge de 10 ans, à Brienne-le-Château [commune de l’Aube en Champagne]. Il est difficile d’obtenir des informations sur cette École Militaire, sauf qu’elle a été ouverte en 1730 et qu’elle a fermé ses portes 60 ans plus tard. C’est aujourd’hui un musée.

 

Pourtant, ce que nous en savons est un énorme signal d’alarme. Les comtes de Brienne avaient revendiqué la régence de Jérusalem en 1264, Hugues de Brienne étant le premier petit-fils de Hugues 1er de Chypre et d’Alice de Jérusalem.

 

Alice était la petite-fille d’Amalric. Bien que les premiers rois de Jérusalem n’étaient pas juifs mais des croisés de l’Europe chrétienne, les comtes de Brienne furent envahis plus tard par les Juifs par le biais de mariages. C’était bien entendu pour pouvoir revendiquer Jérusalem, que les Juifs espéraient diriger par eux-mêmes – ce qu’ils firent finalement.

 

Cette invasion par alliance se produisit au départ dans les années 1500 quand le roi Sigismond 1er de Pologne se ruina en chapelles et en bijoux. Il fit donc venir des banquiers juifs de Lituanie, comme Abraham Ezofowicz.

 

Il est admis que Michal, le frère d’Abraham n’était pas seulement le chef de la juiverie lituanienne, mais qu’il avait été anobli – le seul Juif anobli de toute l’histoire de l’Europe médiévale. Ce qu’on avoue moins, c’est que le fils de Sigismond, Sigismond Auguste s’est remarié avec une Juive de Lituanie nommée Barbara Radziwill.

 

En fait, ils admettent le mariage, mais pas qu’elle était juive. Ils admettent bien que la mère de Sigismond Auguste, Bonne Sforza était violemment opposée à ce mariage et ils admettent même que Bonne avait prévu d’empoisonner sa bru. Sigismond Auguste fut obligé d’éloigner Bonne de Cracovie : elle fut renvoyée en Italie et finalement s’empoisonna elle-même.

 

Mais ils n’expliquent pas pourquoi Bonne était si violemment opposée au mariage. Ils n’expliquent pas non plus pourquoi Sigismond Auguste a attendu que son père meure pour épouser cette femme. Pas plus qu’ils n’expliquent pourquoi toute la noblesse polonaise était contre ce mariage.

 

Ils laissent entendre que c’était parce que Radziwill était lituanienne, mais il y avait déjà eu plusieurs unions entre la noblesse polonaise et lituanienne. Voyez la page Wikipédia pour Szlachta [mot polonais signifiant « noblesse »] où on nous dit que la noblesse lituanienne s’était officiellement liée à la noblesse polonaise dans les années 1400. Il a donc dû se passer autre chose.

 

Barbara Radziwill

 

Les Radziwill étaient de Vilnius, ville qu’on a appelé pendant des siècles la Jérusalem de Lituanie. Barbara Radziwill fut immédiatement accusée de sorcellerie et de mœurs légères, ce qui est étrange concernant une jeune reine. Elle a fait l’objet d’un complot, même si on ne nous l’a pas dit jusqu’à présent.

 

Elle avait été précédemment mariée à un prince lituanien. Malgré cinq ans de mariage, ils n’eurent pas d’enfant. Le prince mourut jeune dans des circonstances mystérieuses et, selon les lois de l’époque pour les princes sans héritier, tous ses biens revinrent au roi qui régnait au-dessus de lui. Ce roi, c’était Sigismond.

 

Souvenez-vous, c’est exactement au moment où Sigismond avait fait appel aux Juifs de Lituanie pour renflouer les caisses. Je suggère que c’est un moyen employé pour arriver à leurs fins. Il marièrent l’un des leurs à ce prince et ensuite ils l’empoisonnèrent. Toutes ses richesses revinrent au roi et les Radziwill en eurent une part. Barbara était donc bien une sorcière, dans un sens.

 

Mais l’intrigue ne s’arrête pas là. Sigismond Auguste était déjà marié quand il fit sa connaissance. Il avait épousé Élisabeth d’Autriche un an seulement avant qu’elle ne meure de ce qu’on nommait crise d’épilepsie – mais qui était probablement un autre empoisonnement.

 

Élisabeth mourut quelques mois après un voyage à Vilnius avec Sigismond, où Barbara vivait avec sa mère. Après le décès d’Élisabeth, Sigismond et Barbara démarrèrent une aventure torride. Elle dura toute l’année 1546, bien qu’ils ne se marièrent qu’en 1547. Ils n’annoncèrent leur mariage qu’en 1548. Ils devaient attendre la mort du père de Sigismond.

 

Mais Barbara la sorcière s’avéra si impopulaire à Cracovie qu’ils ont dû se débarrasser d’elle – ou faire semblant. On dit qu’elle mourut cinq mois seulement après être reine. Je suggère qu’ils ont simulé sa mort et qu’ils l’ont rapatriée à Vilnius, où Sigismond pouvait toujours lui rendre facilement visite. Ses restes n’ont été découverts qu’en 1931, ce qui est bien sûr un signal d’alarme.

 

Si vous lisez les derniers récits, il est clair qu’ils essaient de nous resservir cette ancienne fiction. On nous dit qu’elle aurait fait deux fausses couches entre 1546 et 1550, mais si la mort était simulée, les fausses couches l’étaient probablement aussi. Bien qu’elle n’ait été officiellement reine que cinq ans seulement, montant sur le trône en 1550, elle a été la maîtresse de Sigismond pendant cinq ans, suffisamment de temps pour avoir plusieurs enfants.

 

Quand Barbara est prétendument tombée malade, on nous dit que Sigismond fit venir des guérisseuses à Vilnius, parmi lesquelles une femme juive.

 

Je suggère que Barbara a eu des enfants et que ceux qu’on nous fait passer pour les jeunes sœurs de Sigismond Auguste sont en fait ses filles. En d’autres mots, Catherine Jagiellon et ses deux sœurs ne sont pas les filles de Bonne Sforza, mais les filles de Barbara Radziwill. En faveur de cette théorie, nous découvrons que Catherine Jagiellon épousa le duc Jean de Finlande en octobre 1562. Mais elle devait être âgée de presque 36 ans, étant née en 1526.

 

Elle aurait donné naissance à Sigismond III Vasa en 1566, presque âgée de 40 ans. C’est extrêmement improbable, non seulement parce qu’une femme de 39 ans était considérée comme vieille à l’époque, mais parce que les princes n’épousaient pas de femmes de 35 ans de toutes façons.

 

Ils pouvaient épouser une femme qu’ils aimaient au sein de la noblesse de divers pays et ils avaient besoin d’avoir des fils sains. Donc ils se mariaient évidemment avec de très jeunes femmes.

 

À l’époque comme maintenant, les femmes approchant de la quarantaine avaient plus de chances d’avoir des enfants atteints de trisomie 21 ou de diverses malformations, et cela est connu depuis des siècles. Par ailleurs, le duc Jean est né en 1537, il aurait eu seulement 24 ans au moment du mariage. Il n’y a tout simplement aucune chance qu’on l’ait autorisé à épouser une femme de onze ans plus âgée.

 

Mais si Catherine était la fille de Barbara, elle est probablement née en 1546, et non en 1526, elle avait presque 16 ans. À l’époque, cela était l’âge parfait pour épouser un prince de 24 ans. Mais cela voudrait dire bien entendu que, comme sa mère, Catherine était juive. Ce qui signifie que Sigismond III Vasa était également juif.

 

Comme il est devenu roi de Pologne et de Suède, cela veut dire que le roi de ces pays était juif. La prétention de Sigismond III Vasa à la régence de Jérusalem a pris une autre tournure, n’est-ce pas ? En fait, il a utilisé le titre de roi de Jérusalem. Comme Sigismond est dans la ligne de succession de Hugues de Brienne, vous voyez maintenant pourquoi Napoléon a été envoyé à l’École Militaire de Brienne-le-Château.

 

Mais comme tout ceci était tellement controversé, on a bâti un récit pour le camoufler – pas uniquement celui de Sigismond II mourant sans descendance, mais avec aussi un curieux ramassis de littérature et d’art autour de cette sordide affaire qu’on a tenté de blanchir pendant plus de quatre siècles. Il y eut entre autres la pièce Barbora Radvilaite, écrite par Balys Sruoga en 1946.

 

Notez la date, c’est l’an 1 de la CIA. Comme Sruoga était prisonnier d’un camp de concentration nazi, nous pouvons supposer qu’il était juif. Si Barbara n’était pas juive, pourquoi les artistes juifs essaient-ils toujours de blanchir son histoire quatre siècles plus tard ? Pensez-vous que c’est une coïncidence ?

 

Et il y a aussi le groupe biélorusse de folk-métal, Litvintroll, dont l’album de 2013, Czornaja Panna est « un récit lyrique de la souffrance et du chagrin de Sigismond après la mort de Barbara ». Litvintroll se décrit comme une combinaison « d’éléments orientaux et de musique folk traditionnelle juive ».

 

Un indice encore plus important nous vient de Adam Bernard Mickiewicz, le poète national de Pologne et de Lituanie, souvent comparé à Byron et à Goethe. Il popularisa en 1822 la légende de Pan Twardowski, un plagiat du Faust de Goethe de 1790, mais en substituant Sigismond à Faust et Barbara à Gretchen.

 

Pan Twardowski et le diable

 

(…) La carrière de Napoléon fut dirigée au départ par le cardinal Joseph Fesch, son oncle maternel. Bon, si Napoléon était juif, Fesch l’était aussi, étant donné que la mère de Fesch était aussi une Pietrasanta. La grand-mère de Napoléon était la mère de Fesch. Dans le judaïsme, la lignée est matrilinéale [on est juif par sa mère].

 

Nous avons déjà vu plusieurs papes juifs dans mon article sur la Kabbale. Je vous ai montré de puissantes preuves que les Médicis étaient juifs et ils ont bien sûr placé plusieurs papes au Vatican. Rappelez-vous aussi ce que disait Disraeli à propos des Jésuites.

 

Vous me direz que Napoléon a reçu un baptême catholique. Était-il ou non catholique ? Les Juifs ont triché à ce sujet pendant des siècles. Je n’ai pas vu de tableau où l’on voit de l’eau coulant sur sa petite tête, n’est-ce pas ? Ce genre de simulation est facile car il ne requiert qu’un faux document.

 

Ce n’est pas un secret que les Juifs ont fait semblant de s’assimiler pour avancer dans les affaires et la politique. Étant donné le nombre de cas qui ont été documentés et ensuite admis, il est incroyable que les gens croient aux fables enseignées dans les livres d’histoire.

 

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Napoléon fut le premier corse diplômé de l’École Militaire de Paris. Vous voyez, ils admettent qu’il était corse et non français. On nous ment pourtant comme d’habitude en nous disant qu’il a achevé sa scolarité à l’Académie en un an au lieu de deux [Cette affirmation ne figure que sur le wiki en anglais ; la mort de son père en aurait été la raison].

 

Je pense qu’il est impossible d’obtenir en un an au lieu de deux un diplôme dans une académie militaire aussi renommée, car le programme scolaire est bien déterminé et ardu comme il se doit. C’est comme sortir diplômé de West Point en deux ans. Je ne connais personne à avoir fait cela.

 

Pierre-Simon Laplace

 

Un autre signal d’alarme est l’homme qui lui a fait passer son examen d’entrée : Pierre-Simon Laplace. J’ai publié sur mon site scientifique plusieurs articles sur Laplace, en démontrant que ses fameux travaux sur le système solaire sont non seulement entachés d’erreurs mais également manipulés.

 

(…)

 

Bien qu’on le nomme le plus grand mathématicien de son temps, les pendules sont remises maintenant à l’heure : il était le maître des équations manipulées. On dirait aujourd’hui que Laplace était lui aussi juif, non seulement pour cet évident mensonge concernant le temps passé par Napoléon à l’École Militaire, mais en donnant de pathétiques fausses pistes sur l’ascendance de Laplace. Dans sa bio, on nous dit que tous les documents relatifs à sa famille ont brûlé en 1925 dans un incendie.

 

D’autres documents furent détruits par des pillards en 1871. C’est bien commode, d’accord ? C’est peut-être bien commode pour des historiens rémunérés mais ce n’est pas crédible. Laplace était célèbre dans le monde à la fin des années 1700.

 

De nombreuses biographies ont dû être écrites entre ce moment-là et 1871, donc la perte des documents originaux aurait dû créer un vide. Ce que nous lisons dans les récits actuels, c’est un gommage de l’histoire.

 

Une recherche sur « Laplace juif » n’a rien rapporté de spécifique pour Pierre-Simon Laplace, mais m’a fait découvrir de nombreuses personnes juives du nom de Laplace.

 

Et on nous dit que le nom de jeune fille de la mère de Laplace était Sochon, ce qui était un nom juif commun. Voyez par exemple Joseph Sochon dans l’armée polonaise au cours de la seconde guerre mondiale et prisonnier juif à Hohenstein. Voyez aussi le chanteur français Alain Souchon. Voyez Serge Sochon qui vient juste d’écrire un livre sur son ancêtre Laplace.

(…) Revenons au nom Sochon. Avec Alain Souchon, nous avons une épellation différente et si nous faisons une recherche, nous trouvons quelque chose de très intéressant. Dans un livre de Wolfram Wette appelé La Wehrmacht, nous découvrons page 44 que parmi les officiers qui auraient assassiné Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht il y avait un certain lieutenant Hermann W. Souchon [encore une fois, cette information ne figure pas sur le wiki français].

 

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Il se trouve être le neveu de l’amiral Wilhelm Souchon, gouverneur de la base navale de Kiel. Ce qui nous ramène à mon récent article sur le « Putsch de la brasserie de Munich » [tentative de coup d’état par Hitler en 1923].

Je vous ai montré les preuves que non seulement le coup d’état était truqué mais que la révolution d’octobre et le meurtre de Luxemburg et de Liebknecht l’étaient aussi. Nous voyons maintenant que deux Souchon étaient impliqués dans les événements de 1918, ce qui nous donne d’autres pistes juives.

Luxemburg et Liebknecht étaient non seulement des socialistes juifs, mais la totalité de la révolution d’octobre a été dirigée par des marxistes d’un bord ou de l’autre. Comme le marxisme est un projet juif de longue haleine, cela indique que les Souchon étaient des crypto-Juifs dans la marine allemande.

 

(…)

 

En 1785, Napoléon fut engagé comme second lieutenant. Pendant quatre ans, entre 1785 et 1789, Napoléon eut deux ans de permission. Vraiment ? Est-ce ainsi qu’un engagement fonctionne ? Si par exemple vous sortez diplômé de West Point, vous vous engagez pour cinq ans sans permission prolongée. Toute permission accordée ne durera que quelques jours. Durant cette période, on nous dit que Napoléon fut un fervent nationaliste corse qui disait [dans une lettre à Paoli en 1789] :

 

Je naquis au moment où la nation périssait. Trente mille français furent lâchés sur nos plages, noyant le trône de la liberté sous des flots de sang. Telle fut ma toute première odieuse vision.

 

Ce qui confirme deux choses écrites ci-dessus : 1) Même alors, Napoléon ne se considérait pas comme français ; 2) Au moment de sa naissance, la Corse combattait toujours pour son indépendance. Napoléon ne dit pas, « Je naquis après le dépérissement de la nation ».

Puis nous avons cette ridicule histoire de son combat aux côtés des corses :

 

En juillet 1792, il fut promu capitaine dans l’armée régulière, malgré un dépassement de son temps de permission et son rôle de leader dans un combat contre l’armée française en Corse.

Qui est assez stupide pour croire ça ? C’est comme pour la bio de Castro, dont je viens de faire l’analyse critique. Ces gars mènent toujours des coups d’état contre leur propre pays et ils sont ensuite acquittés ou promus après.

L’histoire stupide suivante est le siège de Toulon, où Napoléon est passé de capitaine à général de brigade à l’âge de 24 ans.

 

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(…) Le récit du 13 Vendémiaire se lit de la même façon : du grand n’importe quoi. Il a été manifestement fabriqué après coup pour expliquer l’ascension de Napoléon. Il n’a sinon aucun sens ni dans son ensemble ni dans ses détails.

 

Il se lit comme s’il avait été écrit par un français ayant ingurgité un peu trop de Bordeaux. Étonnamment, il est considéré comme de si peu d’importance par les historiens américains ou anglais qu’ils ne se sont même pas donnés la peine de publier une page Wikipédia en anglais sur le sujet. Elle a été clairement écrite par un français qui ne maîtrise pas très bien l’anglais. En fait, plusieurs sections sur la page Napoléon sont à lire de la même manière.

 

Par exemple, bien que Napoléon ait été prétendument rétrogradé de son rang de général de brigade pour avoir refusé de combattre en Vendée [détail omis dans le wiki français], il fut promu commandant de l’armée de l’intérieur après le 13 Vendémiaire et général de toute l’armée d’Italie. Ni l’un ni l’autre ne tiennent debout.

 

Des généraux ne refusent pas une importante assignation sans être envoyés en cour martiale. Napoléon n’aurait pas eu simplement « son nom enlevé de la liste des généraux », il aurait été renvoyé de l’armée et probablement emprisonné. On nous dit à la place qu’il fut autorisé à sillonner Paris comme un cow-boy, outrepassant ainsi les ordres de tous les généraux présents.

 

 

(…) Devinez qui d’autre était probablement juive ? L’impératrice Joséphine, dont le nom de jeune fille était Tascher. C’est un nom de famille juif courant. Sa famille était originaire de la Martinique, où elle possédait des plantations de canne à sucre. (…) Pour le nom « Tascher », on trouve ce nom dans l’annuaire téléphonique juif de Buenos Aires en 1947. Et dans cet annuaire, on trouve le groupe Dominick Tascher-Realtors. Tascher est un verbe hébreu qui signifie « travailler dur ou accomplir une tâche ».

Mais pour retourner à Napoléon, je pense maintenant utile de rappeler une de ses citations plus tardives :

 

J’ai livré soixante batailles et je n’ai rien appris que je ne connaissais déjà. Regardez César ; il a livré sa première bataille de la même façon qu’il a livré la dernière.

J’ai toujours trouvé étrange qu’un homme puisse vivre sa vie entière sans rien apprendre de son domaine d’action. Quant à César qui livre sa dernière bataille comme il a livré la première, j’ai des doutes. Je suis bien sûr que je pourrai sortir quelque chose du De Bello Gallico [commentaires sur la guerre des Gaules] qui vient le contredire, mais cela ne mérite pas que j’y passe du temps. En fonction de ce que nous avons découvert sur Napoléon, la citation devient plus facile à croire. Si toutes ses batailles étaient des mises en scène ou étaient truquées, il n’en aurait pas tiré grand-chose sur l’art de la guerre, n’est-ce pas ?

 

Par exemple, lors de la campagne napoléonienne en Italie, le but principal semble avoir été le pillage. Il n’avait pas besoin de défaire l’Autriche pour cela. En fait, la France était en infériorité numérique par rapport aux troupes alliées.

 

Malgré cela et malgré le fait que la France était en guerre avec le Piémont depuis plus de trois ans, on nous assure que Napoléon a défait le Piémont en deux semaines. On nous dit qu’il y a eu 25.000 pertes parmi les Alliés. En deux semaines ?

 

Vous  plaisantez ! Le seul moyen pour que Napoléon ait tué 25.000 hommes en deux semaines est qu’il ait été doté d’armes nucléaires. De plus, ce nombre est supposé constituer la moitié de la totalité des troupes alliées. Au paragraphe précédent, on nous dit que Napoléon avait 37.000 troupes et ses ennemis 50.000. Les alliés en ont donc perdu la moitié et cela en deux semaines !

 

Il est dit que Napoléon a perdu 6000 hommes dans cet échange, cela ramène donc l’armée française à environ 31.000 hommes. Mais après avoir livré la grande bataille de Lodi [mai 1796, près de Milan], Napoléon a soudain 50.000 hommes. D’où est venu le renfort ? On vient de lire au paragraphe précédent que

 

Bonaparte n’avait aucune chance de trouver du renfort car l’effort de guerre républicain se concentrait sur des offensives massives programmées sur le Rhin.

 

Avec cette armée augmentée en nombre, il se déplaça néanmoins vers le sud, encercla Mantoue puis occupa et pilla la Toscane et les états pontificaux. Il retourna après vers le nord et avec 20.000 hommes défit 50.000 autrichiens placés sous les ordres du maréchal Wurmser.

 

Mais attendez. Quand Napoléon se dirigea vers le sud, il avait 50.000 hommes. Il ne subit aucune défaite et retourna vers le nord avec seulement 20.000 hommes ? Où les 30.000 autres ont-ils disparu ? Ont-ils pris des vacances en Sicile ? Et nous avons le même problème avec le nombre d’autrichiens. Je pensais qu’ils n’avaient eu que 25.000 pertes, la moitié de leur contingent.

 

Où ont-ils trouvé 25.000 autres hommes aussi rapidement ? Et après la bataille, on a toujours ce problème de calcul, car Wurmser est vaincu mais laisse dans l’affaire plus d’hommes qu’il n’avait en arrivant. Les autrichiens ont été battus mais ils poussèrent quand même vers Mantoue pour y lever le siège.

 

On nous dit qu’ils laissèrent 45.000 hommes derrière eux pour défendre les Alpes en emmenant le gros de l’armée vers Mantoue. Tenez bon. Le gros de l’armée autrichienne devait donc dépasser 45.000, sinon ils ne l’auraient pas nommé gros de l’armée. Ce qui veut dire que les autrichiens ont vu soudainement grossir leurs rangs d’environ 100.000 hommes après des mois de pertes.

 

Napoléon anéantit ensuite encore une fois les autrichiens à Rovereto et Bassano, réduisant cette armée à 12.000. Mais attendu qu’ils ont dû s’engager dans les batailles avec environ 50.000 hommes, on nous dit qu’ils n’ont perdu que 38.000 hommes dans ces deux batailles.

 

Deux mois plus tard, Napoléon infligea 14.000 victimes supplémentaires à la bataille de Rivoli. Ce qui aurait dû réduire l’armée autrichienne à 2000. Mais d’une manière ou d’une autre les autrichiens ont continué à créer des soldats.

 

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Comme tout ce qui précède semble bien farfelu, mon hypothèse est que la France et l’Autriche se sont concertées et ont décidé de se partager le pillage de l’Italie. Souvenez-vous que les deux pays ont été gouvernés par les mêmes personnes pendant des siècles.

 

Marie-Antoinette, la reine de France, était la sœur de Joseph II, empereur du Saint Empire Romain et archiduc d’Autriche. Vous direz que la Révolution Française a changé tout ça, mais elle peut n’avoir pas changé les choses autant que vous le pensez.

 

Les Bourbons ont repris le trône de France en 1814 avec Louis XVIII, et l’ont gardé jusqu’en 1848. Même après, la France ne fut pas une réelle république, car elle fut gouvernée par l’empereur Napoléon III jusqu’en 1870. C’était un empire et l’impératrice était de la royauté espagnole. Pendant les années 1870, la France était même dirigée par un maréchal royaliste [Mac-Mahon].

 

Pendant le reste du siècle, il y eut à la tête du gouvernement français divers franc-maçons insignifiants, nous pouvons donc supposer que les banquiers régissant le pays avaient depuis abandonné les projets avec les aristocrates.

 

Mais revenons à Napoléon. On nous apprend que Napoléon captura 150.000 prisonniers durant sa campagne d’Italie. D’accord. Et où a-t-il logé tous ces gens pendant qu’il partait au nord et au sud de l’Italie ? Comment les a-t-il nourris ?

 

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Et plus précisément, d’où venaient-ils tous ? Rappelez-vous, au début de la campagne, les forces alliées se chiffraient à 50.000. Sommes-nous ainsi supposés croire qu’il a capturé trois fois plus de gens que l’armée toute entière ? Il semblerait que les soldats ont juste jailli de terre en Italie, prêts à être capturés, qu’ils ont été tués, et qu’ils sont ensuite revenus miraculeusement à la vie.

 

Pour aller dans le sens de ma théorie sur un accord entre la France et l’Autriche de se partager l’Italie, nous découvrons d’autres impossibilités dans la campagne de 1797. On nous dit que lors de cette campagne, Napoléon avança profondément dans le territoire autrichien après avoir gagné la bataille de Tarvis au mois de mars. « Charles fit retraite vers Vienne quand il entendit que Napoléon arrivait« .

 

Cela semble-t-il vraiment logique ? Les autrichiens se battaient comme des lions en Italie, quand rien n’était en jeu, mais ont tourné casaque et se sont enfuis quand Napoléon a fait irruption dans leur patrie? De plus, si Napoléon avait tant de facilité à vaincre, pourquoi a-t-il accepté un traité de paix ? Pourquoi ne pas continuer sur Vienne et s’en emparer ? Pourquoi ne l’a-t-il pas pillée ?

 

On nous dit à la place que Napoléon avança jusqu’à 100 km de Vienne et que les autrichiens implorèrent une paix. Mais nous avons ici un bien plus grand problème que personne ne semble avoir remarqué. La bataille de Tarvis se serait passée en mars. Napoléon avait besoin de traverser les Alpes pour s’y rendre, ce qui signifie que nous sommes censés croire qu’il fit traverser les Alpes à toute son armée en février. Or les cols ne sont pas ouverts en février.

Néanmoins,

 

Le traité de Leoben, suivi du traité encore plus exhaustif de Campo-Formio, donna à la France le contrôle de la plus grande partie de l’Italie du nord et des basses plaines et une clause secrète promit la république de Venise à l’Autriche.

 

Vous voyez ? Les deux puissances se partagent le pillage en vertu d’une clause secrète [donnée qui ne figure pas sur le Wiki français] et c’est admis. Mais comme l’Autriche a immédiatement cassé ce traité et pillé les régions données à la France – comme les états pontificaux – Napoléon est allé à Venise et l’a mise à sac, emportant les chevaux de St Marc [chevaux en bronze qui se trouvaient à l’entrée de la basilique St Marc].

 

Poursuivons, nous devons analyser l’expédition d’Égypte. Pour démarrer, on nous dit que Napoléon fut élu membre de l’Académie Française des Sciences. Sur quelle base ? Il avait passé un an à l’académie militaire et le reste de sa vie à combattre dans des guerres truquées. Que connaissait-il de la science ? Il avait 29 ans et ne connaissait probablement pas une seule chose à ce sujet.

 

Napoléon prit bien sûr Alexandrie presque sans pertes. Malgré la méconnaissance des Français sur la technique de construction de bateaux capables de traverser la Manche, Napoléon a fait naviguer d’une manière ou d’une autre 50.000 hommes à travers la Méditerranée, « en échappant à la marine britannique ».

 

Les rumeurs allèrent bon train quand 40.000 soldats et 10.000 marins se rassemblèrent dans les ports français de Méditerranée. Une grande flotte fut assemblée à Toulon : 13 vaisseaux de ligne, 14 frégates et 400 bâtiments de transport de troupes. Pour éviter une intervention de la flotte britannique commandée par Nelson, la destination de l’expédition fut gardée secrète.

Vraiment ? Pensez-vous qu’on puisse garder une chose pareille secrète ? Pensez-vous que les britanniques n’avaient pas d’espions ? Par ailleurs, garder la destination secrète n’aurait servi à rien. Les britanniques n’avaient pas besoin de savoir où ils allaient, mais juste où ils étaient.

 

Napoléon évita la flotte britannique tout au long de la traversée, malgré un arrêt pour conquérir Malte. Puis il débarqua simultanément tout son monde dans un port égyptien et détruisit immédiatement l’armée égyptienne.

 

Les Égyptiens perdirent 2000 hommes pendant que les Français en perdirent 29. Bien qu’il soit admis que Nelson a détruit la flotte française un mois plus tard à la bataille du Nil, Napoléon serait resté en Orient et aurait conduit une armée de 13.000 hommes contre Damas. Ce qui soulève la question, « Comment y sont-ils allés ? ».

 

Ces 13.000 sont-ils supposés être ce qui restait des 50.000 en Égypte ? Si c’est le cas, Napoléon devait être idiot. Malgré une perte de 37.000 hommes, il continua sans se décourager. Et si c’est bien le cas, pourquoi les Anglais l’ont-ils autorisé à remonter la côte et à dévaliser les villes côtières ?

 

Les Anglais ne voulaient pas que les Français aillent dans cette région et ils auraient facilement pu les détruire, comme cela fut prouvé quelques mois plus tard. Voilà pourquoi les Français n’avaient pas tenté le coup avant : ils avaient peur d’être piégés au Moyen-Orient sans aucune échappatoire.

 

Et en particulier, pourquoi le Sultan les a-t-il autorisé à le faire ? Sélim III était à l’époque un allié de la France et il l’était depuis qu’il avait été menacé par l’Autriche, l’Angleterre et la Russie.

 

On nous dit qu’il déclara la guerre à la France après cette attaque de Napoléon, mais si Napoléon avait vraiment fait débarquer 50.000 hommes en Égypte quelques mois plus tôt, le Sultan aurait été immédiatement au courant et aurait déplacé ses troupes en Palestine. Il n’y avait aucune chance pour que Napoléon puisse remonter cette côte impunément.

 

 

Les historiens admettent en fait que le Sultan s’est rapproché du Caire avant même que Napoléon se soit déplacé vers le nord. On nous dit que le Sultan avait deux armées de 38.000 hommes marchant vers le sud. Un supplément de 42.000 Arabes vint en renfort des régions environnantes.

Néanmoins, Napoléon ignora quelque peu cette force combinée de 80.000 hommes et marcha vers le nord avec seulement 13.000 hommes. Pour l’expliquer, on est supposé croire que Napoléon a tout simplement évité les 80.000 du Sultan, les contournant pour atteindre la Syrie.

 

 

 

Aucun épisode de cette campagne française n’a de sens et je suppose dès lors que c’est une complète fiction. Une telle campagne aurait été suicidaire pour tous les protagonistes, nous devons donc partir du principe qu’elle n’a pas existé. On voit de nouveau ce problème avec le retour de Napoléon en France. On nous dit qu’il est rentré sur la frégate La Muiron, escortée de trois autres navires.

 

Ce qu’on n’explique pas, c’est comment ces quatre navires ont survécu plusieurs mois dans un port d’Égypte avec des dizaines de milliers d’ennemis de tous côtés, britanniques et arabes. Napoléon aurait-il soudoyé la flotte britannique pour qu’on l’ignore ? Mais cette hypothèse passe malgré tout à côté de questions plus importantes, la première étant ce qu’il est advenu de ses 50.000 troupes.

 

Comment sont-elles rentrées ? À la nage ? En marchant ? Il est dit qu’il les a laissées au Caire avec le général Kléber, mais l’histoire s’arrête là. Qu’en fut-il des 80.000 turcs et des autres arabes qui avaient déferlé sur l’Égypte ? Se sont-ils simplement évaporés ?

 

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En fait, les historiens ont fabriqué aussi une réponse sur ce point. Kléber aurait attaqué 60.000 turcs avec une force de 10.000 à la bataille d’Héliopolis, les mettant totalement en déroute et reprenant Le Caire.

 

D’accord. Kléber, célèbre franc-maçon, fit ensuite ouvrir un temple maçonnique au Caire, devenant le Vénérable Maître de la loge Isis. Peu après (1800), Kléber aurait été poignardé à mort par un étudiant syrien qui se faisait passer pour un mendiant.

 

C’est certainement inventé pour donner une porte de sortie à Kléber, mais cela évite en tout cas la question, du « que s’est-il passé ensuite ? » Bien, on nous dit que les Français ont été battus par les Britanniques et que les soldats français ont été rapatriés en France sur des navires britanniques. Si vous croyez à ça, vous croirez n’importe quoi.

Les récits officiels qui suivent admettent que le départ de Napoléon du Caire sans ordres était considéré comme une désertion, mais on nous dit que le Directoire était trop laxiste pour le punir. Tout au contraire, bien qu’ayant déserté et laissé mourir ses troupes, Napoléon fut accueilli en héros ; il enchaîna par un coup d’état et se nomma Premier Consul, établissant de facto une dictature.

 

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Comme il n’avait pas de troupes sous ses ordres, ce n’est pas vraiment crédible. Souvenez-vous, en tant que général, il avait laissé toutes ses troupes au Caire. Un général a normalement besoin de troupes pour réaliser un coup d’état. Napoléon n’avait que 30 ans et n’aurait pas pu être le général le plus gradé de France.

 

De plus, il était absent depuis plus d’un an pour une expédition ratée et il n’avait pas de troupes sur le sol français. Sa dictature n’a absolument aucun sens à tous niveaux. Comme nous l’avons vu pour Hitler, Napoléon a dû être mis en place par un pouvoir caché.

 

Un indice concernant ce pouvoir caché est donné par le général Masséna, qui avait combattu sur le front oriental d’Europe pendant que Napoléon était en Égypte. Alors que le général Jourdan avait été malchanceux dans ses campagnes, Masséna l’avait été en défendant la frontière avec 90.000 hommes et en renvoyant les Russes chez eux.

 

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Eh bien, nous avons déjà lu quelque chose à propos de Masséna en début d’article, n’est-ce pas ? Disraeli en parle et George Eliot l’a écarté comme un général malchanceux de moindre importance sous les ordres de Napoléon. Mais ce n’était pas le cas. Avant le coup d’état, Masséna était à la fois chanceux et d’un plus haut rang.

 

Il avait aussi onze ans de plus, âgé de 41 ans au moment du coup d’état. Alors pourquoi a-t-il laissé Napoléon se nommer lui-même premier consul ? Nous le savons aussi. C’est parce qu’il était en fait le général Manasseh, un crypto-Juif. De ce fait, il devait être contrôlé par ceux qui gouvernaient réellement le pays et on lui a probablement ordonné de ne pas résister à l’ascension programmée de Napoléon. On lui a promis que ce serait son tour plus tard, ce qui eut lieu.

 

Ils admettent plus loin que Napoléon a truqué les élections pour faire comme s’il dirigeait avec le soutien du peuple. À la première élection, il obtint presque 100 % des voix et je suppose que personne n’a trouvé ça suspect. Il y eut deux fois plus de voix que d’électeurs comptabilisées [ne figure que dans le wiki anglais, c’est Lucien, le frère de Napoléon qui aurait bidouillé les élections].

 

Les guerres inventées se poursuivirent aussi après le coup d’état, avec le retour de Napoléon en Italie qui fit semblant de combattre une nouvelle fois les Autrichiens. Et de nouveau, les chiffres sont absurdes.

 

À la bataille de Marengo le 14 juin 1800, les Autrichiens – après avoir gagné les batailles du matin et de l’après-midi – finirent en déroute après 17h dans de mystérieuses circonstances, perdant la moitié de leurs 30.000 hommes en l’affaire de quelques heures. C’est exact, les chiffres initiaux étaient d’environ 30.000 et les Autrichiens rapportèrent 14.000 victimes. Napoléon avait soit des armes nucléaires ou tout cela n’est qu’une fiction.

 

Comme le souligne Chandler, Napoléon passa presque un an à repousser les Autrichiens d’Italie pendant sa première campagne ; en 1800, il ne lui fallut qu’un mois pour obtenir le même résultat.

Oui, et personne n’a trouvé ça louche ? En fait, comme nous l’avons vu, il lui fallut environ six heures. Et encore une fois, sa traversée des Alpes est toute aussi suspecte, car il les aurait franchies au tout début du printemps. À l’époque, les cols alpins étaient normalement fermés jusqu’en juin.
Encore aujourd’hui, les grandes routes qui traversent les Alpes peuvent être interdites en juin ; mais en 1800, ils étaient au milieu de ce qu’on appelle le Petit Âge glaciaire [ou minimum de Maunder, qui dura jusqu’en 1860 environ].
Certaines années, les Alpes furent infranchissables tout l’été. Ceux qui ont composé ces histoires en savaient très peu sur la plupart des choses, particulièrement sur les choses de la guerre et sur la météo.

 

L’histoire officielle admet quand même que la bataille de Marengo servit immédiatement à une campagne de propagande majeure.

 

Durant le règne de Bonaparte, Marengo fut présentée comme mythique dans le Bulletin de l’Armée et dans trois « Rapports Officiels » excessivement romancés. On inventa des légendes sur la Garde et la 72ème demi-brigade qui étaient placées sous son commandement direct.

 

Napoléon avait besoin d’une victoire pour consolider le Consulat, prolonger l’exil de Louis XVIII et tenir à distance les généraux supposés hostiles (Schérer, Joubert, Championnet et Moreau). Cette victoire dont il avait désespérément besoin s’est très opportunément matérialisée et achevée très vite.

 

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Si l’ensemble de l’histoire de l’ascension de Napoléon avait été véridique, il n’aurait pu se permettre de quitter Paris. La dernière chose qu’un nouveau dictateur fait après un coup d’état est de partir pour une campagne prolongée en emmenant ses troupes avec lui.

 

Ce serait comme demander à ses ennemis de prendre le pouvoir pendant qu’il est au loin. Quelqu’un dans la position de Napoléon devait rester à Paris en regroupant tous ses alliés et troupes auprès de lui.

 

Miraculeusement, après cette fausse bataille de Marengo, l’Europe goûta soudain à un peu de paix. Je suppose que les écrivaillons de l’histoire ont eu la crampe de l’écrivain après toute ces fictions rédigées depuis 20 ans.

 

En 1802, Napoléon falsifia une autre élection, le faisant Premier Consul à vie. Il obtint de nouveau 99 % des votes. Pour lever des fonds afin de payer ses écrivains à composer de nouvelles guerres truquées, il vendit le territoire de la Louisiane aux USA pour 15 millions de dollars.

 

Dans la poursuite de cet objectif, ces écrivains ont immédiatement fabriqué un grand complot, la tentative d’assassinat de Napoléon fomentée par le général Moreau, commanditée par les Bourbon. Napoléon riposta en ordonnant l’arrestation et la mise à mort du duc d’Enghien.

 

Pour faire de cette arrestation et de cette condamnation à mort un prétexte pour des guerres à venir, l’arrestation fut volontairement effectuée [en mars 1804] de la manière la plus illégale possible, en kidnappant le duc dans sa résidence d’Allemagne [près de Baden]. Un moyen permettant de dire que l’événement tout entier était fabriqué, c’est que le procès fut un procès militaire secret et que le duc aurait été tué et enterré dans les fossés du Château de Vincennes.

 

On a voulu maintes fois nous égarer de la même façon, comme avec le prétendu jugement et la pendaison des conspirateurs de Lincoln à l’arsenal militaire, avec des soldats comme seuls témoins.

 

Les conspirateurs auraient également été enterrés à quelques pas de l’échafaud. Ça ne se fait pas ainsi. S’il est illégal de kidnapper des personnes en vie, il est également illégal (et cela n’a aucun sens) de kidnapper des cadavres. On doit les retourner à leurs familles pour qu’ils soient enterrés.

 

Si Napoléon avait réellement fait tuer le duc, il n’avait aucune raison de cacher le corps. Il pouvait facilement le rendre aux Bourbon. Voler le cadavre n’ajoutait rien. En fait, il aurait été plus judicieux de le guillotiner en public. Alors pourquoi l’enterrer dans un fossé ? Parce que c’était une feinte.

 

(…) Vous pourriez trouver intéressant de savoir qu’Alexandre Dumas a confirmé l’affaire du duc d’Enghien dans Le Chevalier de Sainte-Hermine [1869] mais que Tolstoï, curieusement, a laissé la question en suspens.

Dans Guerre et Paix, au début du chapitre 3, le vicomte commence par raconter une histoire à Anna Pavlova et à ses amis en prétendant avoir connu personnellement le duc. On peut remarquer que le prince Hippolyte demande si ce sera une histoire de fantôme.

 

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C’est le premier indice. Tolstoï vous dit que c’est une histoire de fantôme. Autrement dit, une fiction. Tolstoï fait dire ensuite au vicomte que Napoléon est sujet à des malaises. En d’autres termes, le supposé plus grand général au monde est sujet à des malaises.

Pendant son malaise, Napoléon est à la merci du duc , qui aurait pu le tuer. De nouveau c’est un indice car il indique que Napoléon est à la merci du duc dans cette histoire et non le contraire. Ce qui veut dire que le duc était d’accord pour faire partie de la fiction. À la fin, le narrateur (Tolstoï) dit,

 

L’histoire était très belle et intéressante, surtout au moment où les rivaux se reconnaissent soudainement ; et les dames ont semblé troublées.

 

Tolstoï parle de nouveau d’une histoire, indiquant subtilement que c’est une fiction. On peut presque imaginer le sourire en coin de Tolstoï quand il l’écrit.

 

Ce complot d’assassinat et ses conséquences furent utilisés de plusieurs manières. D’abord, ce fut le prétexte à des mesures de rétorsion à Paris avec Napoléon qui mit en place de nouveaux modèles de discipline. Ils servirent ensuite à créer un système impérial basé sur le modèle romain, dont une partie faisait de la famille Bonaparte l’équivalent d’une famille royale.

 

Napoléon se couronna deux fois lui-même en 1804, avec une copie de la couronne de Charlemagne et une couronne de lauriers comme celle des empereurs romains. Au cours de l’année suivante, il se couronna roi d’Italie avec la couronne de fer de Lombardie [couronne qui servit également à Charlemagne et à Charles Quint].

Après la Révolution Française, aucun de ces trucs ne pouvait avoir pour but de le rendre populaire, ce qui se produisit. C’est tout le contraire. Ils démarrèrent en fait le déclin qu’on avait déjà prévu pour lui.

 

(…) Mais d’autres guerres truquées étaient nécessaires pour lever davantage d’impôts dans les nations européennes et transférer l’argent du trésor public dans les poches des milliardaires. Juste comme aujourd’hui. Le meurtre du duc servit donc à inciter à de nouvelles guerres, mettant prétendument en colère les royautés d’Angleterre et d’Autriche.

 

Pour que les choses soient claires, je ne dis pas que ces guerres et batailles ne se sont jamais produites. À ce stade, je laisse la question ouverte, mais je suppose qu’il y eut vraiment des guerres. Il me semble que la plupart des batailles sont surestimées et orchestrées, mais je suppose que beaucoup de gens y ont participé et qu’il y eut des morts.

 

Dans certains cas comme Marengo, soit la bataille n’a pas eu lieu du tout ou elle a été largement exagérée et faussement rapportée. Mais dans la plupart des cas je suppose que les batailles sont simplement exagérées et faussement rapportées. En d’autres mots, elles se sont produites d’une certaine façon, mais pas comme on nous l’a dit.

 

Bien que cela puisse apparaitre sans doute comme une opinion radicale, je ne suis pas sûr qu’elle aille assez loin. Il est possible qu’après d’autres recherches, nous découvrirons qu’une majorité de batailles de l’histoire ne se sont déroulées que sur le papier. Si vous avez suivi mes recherches de ces trois dernières années, je pense que vous voyez ce que je veux dire. Strictement rien dans ce que nous avons étudié ne s’avère être ce qu’on nous a enseigné.

 

Nous allons le constater encore une fois avec la bataille navale du Cap Finisterre [au large de la Galice espagnole, au mois de juillet] de 1805, qui n’a aucun sens. Les marines française et espagnole tentaient de détourner de l’Angleterre la marine britannique pour libérer la Manche en vue d’une attaque sur l’Angleterre.

 

Dans les compte-rendus du premier jour de la bataille, on nous dit que le brouillard créait des conditions impossibles et une mêlée, où aucune des deux flottes ne savait où était l’autre, même durant l’altercation.

 

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C’est bien commode. Du côté anglais, l’amiral Calder agit de très étrange façon, interrompant les hostilités le lendemain alors qu’il aurait pu créer de sérieux dommages à la flotte adverse. La version officielle admet que ce fut curieux, si curieux que Calder passa en cour martiale – bien que ladite cour martiale a pu servir de couverture.

 

Du côté français, le résultat est encore plus curieux, car avec le retrait de Calder et Nelson en poste aux Antilles, ils avaient ce qu’il fallait pour envahir l’Angleterre. Mais l’amiral Villeneuve préféra rebrousser chemin vers Cadix en Espagne au lieu de se diriger immédiatement vers la Manche.

 

Même en lisant naïvement ce récit, le lecteur pensera que des ordres avaient été donnés des deux côtés pour créer une impasse, plus particulièrement pour qu’il semble impossible que la France envahisse l’Angleterre, tout en laissant la flotte française intacte pour que Nelson puisse la détruire plus tard dans l’année [octobre 1805] alors que Napoléon était en Autriche.

L’étape guerrière suivante est tout aussi risible. Napoléon attaqua l’Autriche avec 210.000 hommes, mais l’Angleterre – bien qu’étant le principal élément de la coalition contre la France – ne fit rien. Avec la totalité de l’armée française en marche vers l’Allemagne, l’Angleterre et la Suède aurait pu descendre sur Paris et la capturer sans effort. Rappelez-vous, cette guerre était au départ la France contre tout le monde – l’Espagne exceptée peut-être.

Mais l’Angleterre laissa poliment la France tranquille pendant que Napoléon dirigeait tous ses soldats vers l’est. Encore plus fort, l’Autriche divisa aussi poliment son armée en trois, envoyant 95.000 hommes vers l’archiduc Charles en Italie – alors qu’il ne s’y passait rien. Comme réponse, on nous dit que Masséna emmena 50.000 hommes en Italie, pendant que 30.000 autres étaient laissés à Boulogne pour prévenir une attaque des Anglais. 20.000 autres furent envoyés à Naples en tant que feinte.

 

Mais on a maintenant une armée française de 310.00 hommes. Même si c’était vrai, il ne reste que 30.000 hommes pour garder la France au nord, à l’ouest et au sud. Dans une guerre de la France contre tous, ce serait de la pire inconscience pour Napoléon d’emmener 210.000 hommes en Allemagne.

 

Vous me direz que l’Angleterre n’a pas abandonné la France : Nelson a détruit la flotte française à Trafalgar pendant que Napoléon était en marche. Oui, mais l’Angleterre ne fit rien par la suite. Souvenez-vous, Napoléon avait tenté de repousser Nelson afin de pouvoir envahir l’Angleterre. Mais on est supposé croire que Nelson n’a pas seulement dissuadé la flotte française, il l’a complètement détruite.

 

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Ce qui aurait dû laisser la France ouverte à une invasion, d’accord ? Alors pourquoi aucune invasion par l’Angleterre et la Suède ? Je vous suggère que c’est parce que l’attaque de Nelson était écrite à l’avance. Ils ne pouvaient laisser la France complètement seule pendant que Napoléon était parti en Autriche, ils ont donc fabriqué cette bataille maritime. Ce qui fait penser que l’Angleterre ne se tournait pas complètement les pouces.

 

Cependant, la question subsiste, « Pourquoi une grande bataille navale de ce genre et ensuite laisser la France tranquille ? Pourquoi aucune invasion? »

 

On nous dit qu’au sud de l’Allemagne, Napoléon fit avancer son immense armée de 210.000 hommes si vite qu’elle put encercler une armée d’un dixième de sa taille sur son propre sol. Non crédible. Même en Allemagne, l’Autriche divisa ses forces, manœuvrant avec 70.000 hommes mais la divisant en une plus petite armée de 23.000, celle que Napoléon encercla.

 

Demandez-vous ceci : si vous étiez un général autrichien, iriez-vous à la rencontre d’une armée de 210.000 hommes avec une armée de 70.000, a fortiori de 23.000 ? Non, puisque vous savez que les Russes vont venir à la rescousse, vous rebroussez chemin pour aller à leur rencontre. Vienne étant votre camp de base, vous revenez en arrière sur Vienne et les attendez. On nous dit qu’à la place ces idiots d’Autrichiens ont divisé leurs forces et ont marché sur Ulm, où ils étaient certains d’être encerclés.

 

Le récit n’a pas plus de sens côté napoléonien. On nous dit qu’en se rendant sur Ulm, Napoléon captura 60.000 troupes autrichiennes. Pourquoi ferait-il cela ? Capturer des troupes ennemies ne fait que ralentir, car il faut en faire quelque chose. Impossible de les mettre simplement dans un sac.

 

Et pourtant, alors qu’il capture tous ces gens, on apprend qu’il traverse aussi le pays à toute allure, si vite que les Autrichiens ont été débordés. Les deux déclarations sont contradictoires. Impossible de faire galoper une immense armée en territoire étranger et capturer en même temps 60.000 prisonniers.

 

Austerlitz
L’ensemble de la réponse autrichienne incite à penser qu’un échec était prévu dans le scénario. On a la suite avec la bataille d’Austerlitz, où la réponse russe était également vouée d’avance à l’échec. Après être arrivés trop tard pour les premiers combats, la première chose que décident les forces russes est un ordre de retraite.

 

Ouais, c’est exactement ce que je ferais après avoir marché 1500 km – donner l’ordre d’une retraite immédiate ! Ce qui est curieux aussi, c’est la manière de nous dire avec combien d’hommes sont arrivés les Russes. Sur tous les liens donnés sur les pages Wikipédia, ils ont mystérieusement éludé la question. Ils donnent deux chiffres, mais cela exige que vous fassiez des calculs. Sur une page on apprend que les Alliés avaient 73.000 hommes avec 70 % de Russes.

 

Mais sur la page d’Austerlitz, on nous dit que les Alliés avaient 85.000 hommes avec 70 % de Russes. C’est donc entre 51 et 59.000 Russes qui sont arrivés. Étant donné qu’on veut toujours nous faire croire que les Russes ont l’armée la plus grande du monde, ce chiffre semble faible. Comme personne n’attaquait la Russie, ils n’avaient pas besoin de laisser leurs forces principales dans leur pays.

 

Donc, tandis que la Russie ne craignait pas d’attaque sur son propre sol, elle n’envoya que 51.000 hommes. Mais la France, qui craignait une attaque à tout bout de champ sur son propre sol, a vidé le pays, envoyant 280.000 hommes en Allemagne et en Italie.

 

Encore une fois, la vitesse avec laquelle Napoléon a vaincu les forces combinées de l’Autriche et de la Russie n’est pas crédible. Napoléon a traversé le Rhin le 25 septembre. Le 19 octobre il avait capturé l’armée autrichienne à Ulm. En novembre, il avance et occupe Vienne. Austerlitz dura un jour, le 2 décembre, et les Alliés auraient perdu 36.000 hommes ce jour-là. Et tout est terminé.

 

Notez aussi que sur toutes les pages d’histoire en ligne, on néglige de dire comment ou quand exactement Napoléon a occupé Vienne. C’est simplement inséré entre la victoire d’Ulm et la bataille d’Austerlitz. La plus importante partie du récit est ainsi cachée dans l’ombre. Les Autrichiens auraient dû tout faire pour empêcher la capture de Vienne, mais ils semblent n’avoir strictement rien fait.

 

Le Traité de Presbourg qui mit fin à ce conflit n’a également aucun sens. Napoléon était à ce stade en possession du sud de l’Allemagne et de l’Autriche et les concessions auraient dû se révéler exorbitantes. Elles le furent, mais elles n’allèrent pas à la France.

 

L’Autriche céda à la place des territoires aux « Alliés de la France » comme la Bavière, Baden et le Wurtemberg. D’autres territoires furent cédés à l’Italie, pays dont Napoléon se considérait le roi. En fait, l’Autriche gagna l’Électorat de Salzbourg dans l’affaire.

 

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Deux choses portent à discussion avant d’aller plus loin. D’une part, nous trouvons Baden cité comme un allié de la France. Mais c’est l’endroit où vivait le Duc d’Enghien, vous vous rappelez ? Il fut kidnappé là et il est supposé que ce fut une énorme affaire car Baden était neutre. Mais nous voyons maintenant l’inverse. Si le duc avait vraiment souhaité se mettre hors de portée des Français, il ne serait pas parti à Baden, un allié proche, d’accord ? Ce qui est une nouvelle indication de la mise en scène de toute cette histoire.

 

D’autre part, où était la Prusse dans tout ça ? La principale conséquence du Traité de Presbourg était la dissolution du Saint-Empire Romain, qui à l’époque était en fait l’empire d’Autriche. La Prusse et l’Autriche se disputaient depuis des siècles les territoires allemands, mais dans la bataille qui met finalement fin au Saint-Empire Romain, la Prusse semble endormie. Voilà un énorme indice ici.

 

La seule mention qu’on ait sur la Prusse est au moment où Napoléon aurait fait marcher une partie de son armée en bordure de la Prusse. Ce qui n’a pas semblé réveiller la Prusse, n’est-ce pas ?

 

C’est parce que la Prusse avait besoin de rester hors de vue dans cette phase de jeu. Il fallait que notre regard soit détourné de la Prusse et de Napoléon. Mais la Prusse gagna en réalité bien plus que la France avec les campagnes napoléoniennes.

 

C’est à dire que la mort du Saint-Empire Romain était d’un intérêt beaucoup plus grand pour la Prusse que pour la France, comme vous pouvez le voir en regardant une carte contemporaine. Ce fut la Prusse et non la France qui récupéra tout le sud de l’Allemagne. C’est la Prusse et non la France ou l’Autriche qui devint l’Allemagne moderne.

 

On dit que la Prusse perdit en 1807 la Westphalie au profit de Napoléon après une défaite prussienne ; mais cela ne dura que cinq ans environ et cette défaite est également curieuse. Napoléon avait 87.000 hommes, nous dit-on, et la Prusse 143.000.

 

Pour justifier cette mystérieuse défaite, on apprend que l’armée prussienne était en piteux état, avec un haut commandement sans envergure et des généraux très âgés. Mais cela va bien sûr contre tout ce qu’on nous a enseigné jusqu’ici sur l’armée prussienne. Dans quelle autre guerre l’armée prussienne fut-elle décrite en ces termes ?

 

On nous dit qu’un seul corps d’armée du maréchal Davout vainquit sans l’aide de personne le gros de l’armée prussienne, malgré la non-participation du maréchal Bernadotte aux batailles. Ce qui veut dire que vous pouvez soustraire 20.000 au montant total des hommes de Napoléon, ramenant ses forces vives à 67.000 à Iéna-Auerstedt. C’est 67.000 contre 143.000. Ce qui fait moins de la moitié. Davout avec 27.000 hommes aurait défait le duc de Brunswick avec ses 90.000 hommes.

 

Mais nous avons d’autres problèmes ici. Premièrement, on nous dit que Brunswick fut mortellement blessé. Pourtant, en vérifiant, nous voyons qu’il avait 71 ans cette année-là. Il est bizarre que ce soit le plus vieil homme du champ de bataille à avoir été mortellement blessé. Il a pu mourir de vieillesse trois semaines plus tard et ils l’ont tout bonnement répertorié comme mortellement blessé.

 

Deuxièmement, il est curieux de trouver le maréchal Bernadotte dans cette bataille. Il devint plus tard roi de Suède et de Norvège. Il serait né en France et n’était pas aristocrate. Son père était procureur et son grand-oncle était abbé laïc.

 

À l’âge de 31 ans il était général de division et il reçut des louanges pour avoir fait traverser les Alpes à ses troupes en plein hiver. Impossible, comme je l’ai dit. Ils pouvaient tout aussi bien affirmer qu’il avait franchi au milieu de l’hiver le Mont Everest avec ses troupes en costume de bain. Ils ont fabriqué plus tard une histoire avec Bernadotte qui se serait joint au complot de 1802 contre Napoléon.

 

Napoléon voulait au début faire fusiller Bernadotte, mais à la place il lui donna le titre de maréchal de l’empire en 1804. Il participa en 1805 aux victoires à Ulm et Austerlitz. Lors de la campagne polonaise de 1807 il fut de nouveau porté manquant à la bataille d’Eylau et fut réprimandé par Napoléon. Et de nouveau en 1808, il était supposé conduire une expédition contre la Suède, mais toute l’affaire tomba mystérieusement à l’eau.

 

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Bernadotte aurait porté des accusations contre Napoléon à la bataille de Wagram et une autre fois à celle d’Anvers ; mais plutôt que de le faire exécuter, Napoléon le nomma gouverneur de Rome. Ce fut alors qu’on lui offrit le trône de Suède, au cours peut-être de la plus étrange tournure d’événements dans l’histoire des trônes. Les récits officiels ne prennent même pas la peine de le justifier.

 

On nous dit seulement qu’un courtier, le baron Karl Otto Mörner, lui offrit le trône de sa propre initiative. Il aurait ensuite été élu par le Riksdag [la Diète] pour être prince de la Couronne avec l’assentiment du roi régnant. [Ces dernières informations ne figurent pas sur le wiki français et rien sur ce baron en français.]

 

Ce qui nous conduit bien entendu à nous demander, « Qui était ce baron Mörner ? ». Personne ne le sait. Wikipédia parle d’un courtier, l’encyclopédie Britannica d’un lieutenant et une autre source nous dit qu’il était le chambellan de la reine Éléonora. Comme cette dernière appellation remonte à 1693, ce baron Mörner devait être son arrière-arrière-grand-père.

 

Nous savons que le baron Mörner de notre événement n’avait que 29 ans, on a donc du mal à comprendre d’où lui venait ce pouvoir. Selon P.P. Iverslee, l’idée ne venait pas de Mörner, mais d’un certain Axel Fersen.

 

Ce serait le comte Hans Axel von Fersen le Jeune, également général et maréchal de Suède. Accrochez-vous, car ce que nous allons découvrir est une bombe. La mère de ce comte était Hedwige-Catherine de la Gardie, qui appartenait à la Maison Royale de Vasa. Ce nom de Vasa vous rappelle-t-il quelque chose ?

 

Vous souvenez-vous de Sigismond III Vasa, qui devint roi de Suède en 1592 ? Il était le fils de Catherine Jagiellon de Pologne, que je vous ai montrée comme la fille probable de Barbara Radziwill. Je vous ai montré qu’elle était probablement juive, ce qui veut dire que Sigismond III Vasa était le fils d’une mère et grand-mère juives. Je vous suggère que le maréchal Jean Bernadotte était également juif et était relié aux Vasa, ce qui expliquerait bien sûr pourquoi il fut appelé sur le trône de Suède en 1810.

 

En faveur de cette hypothèse, nous découvrons que le père de Fersen était l’un des hommes les plus riches de Suède, et aussi le plus puissant sur le plan politique.

Il régnait sur quatre grandes maisons de Suède :

 

Löfstad (hérité de sa femme), Steninge, Ljung et Mälsaker. Il était par ailleurs propriétaire de mines, de terres, de forêts et de fonderies d’acier en Suède et en Finlande. Il possédait aussi bon nombre de parts dans l’East India Company, l’entreprise la plus rentable du pays.

 

Haha, l’East India Company qui refait surface ! Si vous vous souvenez, cette société se composait principalement de milliardaires juifs et un grand nombre des hommes les plus riches d’Europe y étaient associés.

 

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Il faut vraiment que vous lisiez la page de Fersen Le Jeune pour le croire. Elle a été manifestement rédigée par un suédois car elle contient des fautes de grammaire, mais elle est néanmoins fascinante. Jeune homme, Fersen fit la connaissance de Voltaire et ensuite de Marie-Antoinette pendant un bal. À l’âge de 24 ans (1780) il partit aux US pour rencontrer le général Washington à Hartford.

 

À l’époque, Washington combattait le général britannique Clinton. Nous avons vu ce nom récemment, n’est-ce pas? [référence à un précédent article de Mathis] Fersen fut nommé aide de camp du général Rochambeau et plus tard Washington le fit entrer à la Société de Cincinatti [Société fondée en 1783].

 

À son retour en Europe, on lui décerna divers postes honorifiques, mais il passa son temps en voyages et rencontra le duc de Brunswick, l’empereur Joseph II et le pape. Sa tâche la plus importante de l’époque fut de trouver un chien pour Marie-Antoinette, qu’elle nomma Odin.

 

Au cours de la Révolution, Fersen devint l’intermédiaire particulier des rois Gustave et Louis XVI. Je passe sur le reste concernant la Révolution, car je prévois d’en parler ailleurs. Après 1796, Fersen se retrouva conseiller en chef du roi Gustave IV. Il fut nommé chancelier d’Uppsala en 1799.

 

Il devint l’homme le plus titré de la Cour de Suède en 1801. En 1810, les choses prennent une tournure vraiment intéressante. Le Prince de la Couronne s’appelait Charles-Auguste de la Maison Schleswig-Holstein-Sonderburg-Augustenborg. Bien que populaire, Fersen et d’autres s’opposaient à lui, leur préférant le Prince Gustave de Vasa. Le nom Vasa vous dit pourquoi il était préféré. Souvenez-vous, Fersen appartenait aussi à la Maison de Vasa, qui était crypto-juive.

 

Opportunément pour les Vasa juifs, le Prince de la Couronne Charles-Auguste fut soudain saisi un jour de convulsions, tomba de son cheval et mourut. Cela vous semble-t-il familier ? Nous avons vu des choses similaires se produire en Pologne quand les Vasa étaient par là. Je soupçonne que Charles-Auguste a été empoisonné et beaucoup de gens soupçonnèrent la même chose à l’époque.

 

Fersen et sa sœur Sophie furent les premiers à être suspectés d’empoisonnement. Fersen fit l’erreur de suivre à cheval le convoi funèbre de l’homme qu’il avait empoisonné et il y eut une émeute populaire pendant laquelle il fut tué. Il fut accablé d’injures mais on ne nous dit pas lesquelles. Je suggère que la foule avait appris qu’il était juif et que les injures étaient de cette sorte.

 

Et voilà pourquoi on ne pouvait mettre le Prince Gustave de Vasa à la place de Charles-Auguste comme Prince de la Couronne, même si on savait qu’il était le fils du précédent roi Gustave IV Adolphe. Le peuple suédois avait enfin réalisé au bout de 200 ans que des crypto-juifs s’étaient emparés de leur trône et ils n’allaient pas laisser régner d’autres Vasa. Il fallait donc berner le peuple en faisant venir ce maréchal français et le mettre sur le trône. Personne ne soupçonna qu’il était aussi un Vasa.

 

Mais retournons à Napoléon et à la chute du Saint-Empire Romain. Pourquoi s’est-on servi de Napoléon ? Parce qu’il était juif, et après Rome, les Juifs ne haïssaient personne autant que les Habsbourg. Les Juifs prenaient le Saint-Empire Romain pour cible depuis des siècles, comme nous le voyons dans mon article sur la Kabbale.

 

Rappelez-vous la Guerre de Trente Ans qui décima le Saint-Empire en 1648. C’est exactement la date des débuts de l’ascension de la Prusse avec Frédéric-Guillaume. Eh bien la Guerre de Trente Ans fut planifiée par les financiers juifs précisément avec cela (et d’autres choses) en tête. Mais qu’avaient les Juifs contre le Saint-Empire ? Juste des siècles de répression et de persécution.

 

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Il ne leur fallut qu’un peu plus de 180 ans pour le détruire.

Je pense ne pas avoir l’envie ou l’endurance pour mettre en pièces toutes les batailles de Napoléon ou son parcours. J’y reviendrai plus tard. J’ai démarré cet article par jeu, mais comme d’habitude je m’y suis laissé prendre. Il semble maintenant interminable et je pourrais probablement m’y consacrer jusqu’à la fin de mes jours.

 

Mais vous remarquerez que je vous ai néanmoins donné d’étonnantes informations. Ce qu’il reste à faire est d’additionner toutes les supposées victimes de ces guerres napoléoniennes et de les comparer à ce qu’on sait de la population de ces pays. J’ai dans l’idée que les chiffres ne peuvent se justifier. Par exemple, la population masculine de France en 1800 était d’environ 12 millions.

 

 

Note : ce graphique ne figure pas dans l’article de wiki français sur le même thème (démographie de la France)

 

Cette population pouvait-elle alimenter les prétendues pertes annuelles des guerres napoléoniennes *?

 

Selon ce graphique de Wikipédia, nous ne voyons aucune diminution de population au début des années 1800. Nous voyons plutôt une augmentation régulière. À moins que les femmes de France n’aient imaginé comment être enceintes en se mettant en couple homosexuel, je ne vois pas comment c’est possible.

 

Vous n’avez pas à tenir compte des victimes, vous devez tenir compte du pourcentage des hommes en âge de se reproduire qui étaient en service à l’armée ou dans la marine, dont bon nombre d’entre eux étaient à l’étranger. Et comme la France n’avait pas subi d’envahissement, les femmes françaises ne pouvaient même pas se retrouver au lit avec des soldats étrangers, comme pouvaient le faire celles des autres pays.

 

Les guerres napoléoniennes ne se passaient pas en France mais en Italie, en Égypte, ou en Autriche ou Pologne ou Espagne ou Prusse ou Russie. Les femmes françaises n’ont donc pu être violées par quiconque.

 

Wikipédia : « Alors que les pertes militaires sont toujours estimées entre 2,5 millions et 3,5 millions de morts, les pertes civiles varient de 750.000 à 3 millions. Ainsi, les estimations des pertes au total, à la fois militaire et civile, s’évaluent raisonnablement entre 3.250.000 et 6.500.000.« 

 

Source : Miles Mathis

Traduction : Apolline/BistroBarBlog

 

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3 commentaires sur “L’imposture Napoléon Ier et autres faux conflits militaires

  1. Un autre élément montrant que ces guerre étaient arrangées concerne la campagne d’Egypte. Son existence même n’a aucun sens. Dans la mesure où la flotte anglaise était supposée être très largement supérieure à la flotte française, il était sûr que la flotte française de l’expédition d’Egypte allait être détruite par les anglais. Donc, à la base, c’était suicidaire d’aller la bas par la mer. Surtout qu’il était prévu d’y rester des années, ce qui laissait tout le temps à la flotte anglaise d’arriver et de détruire la flotte française.

    Donc, l’expédition était vouée à être un échec dès le départ. Si elle a été malgré tout réalisée, c’est forcément que les anglais marchaient main dans la main avec les français et que ces derniers savaient donc très bien qu’ils ne risquaient rien de ce côté là. Par extension, ça veut dire que la guerre entre la France et l’Angleterre était bidon. Ils n’allaient pas s’arranger sur l’Egypte tout en se faisant la guerre ailleurs. On peut donc penser que les anglais n’ont pas du tout détruit la flotte française, ni en Egypte ni à Trafalgar. Ils ont dû la récupérer ou quelque-chose comme ça.

    Ce qui pose la question du pourquoi de l’expédition d’Egypte. On nous parle d’un projet de canal pour détruire le commerce anglais. Mais si les anglais et les français étaient en réalité dans le même camp, ça ne peut pas être la raison. Par ailleurs, comme dans le plan, les français étaient supposés être vaincus rapidement par les anglais et les ottomans, il n’y avait pas le temps, officiellement, pour le construire. Donc, la raison était ailleurs.

    Alors, soit l’expédition est entièrement inventée. C’est possible. Soit il y a une autre raison.

    Et c’est là que l’hypothèse récentiste d’Ulrich Valromey est intéressante (mais je crois qu’à l’origine, ça vient de Davidenko). Il est possible que ça ait été pour construire les premières pyramides d’Egypte. Avec l’armée française, il y avait la maitrise technique (maitrise du béton) et la main d’oeuvre gratuite. Main d’œuvre dont on pouvait se débarrasser ensuite sans problème. Alors, Ulrich Valromey parle de plan avorté pour l’Egypte. Ca aurait été une expérience qui n’aurait pas abouti. Mais personnellement, je mets ça en lien avec le projet Israel. Avec l’invention de l’Egypte ancienne, on pouvait justifier l’ancienneté du peuple juif, et aussi le fait que c’était un peuple errant et opprimé depuis des milliers d’années.

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    1. A propos de la théorie des pyramides récentes, Roch Sauquëre en a encore parlé il y’a peu :

      En parlant d’Egypte ancienne, tu as peut-être du lire l’article en 4 parties par l’auteur Gerry sur l’origine de nos barbouzes modernes ?

      http://mileswmathis.com/phoen.pdf

      (en y repensant par exemple, la fameuse traversée des Alpes par Hannibal (partie IV), je trouvais ça très étrange avant même de lire du Mathis)

      Sinon je te le redemande mais si t’as en tête la rédaction d’un résumé de tes articles de ton blog sur la WW2, n’hésites pas, j’aurais plaisir à le reprendre ici.

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      1. Je ne l’ai pas encore lu. Mais je vais voir ça.

        Pour le résumé, désolé, mais je crois que ça va attendre encore un bon bout de temps. Je me concentre actuellement sur mon blog sur la 3ème guerre mondiale.

        Sinon, pour Rock Sauquëre, vu qu’il est directeur d’un journal papier depuis longtemps, et assez connu, je pense que c’est un agent du système. D’ailleurs, il semble y avoir de l’eau dans le gaz avec Ulrich Valromey auquel je fais plus confiance (même si pas totalement, on verra vers où se dirigent ses idées dans le futur). Dans le dernier « top secret », ils auraient repris des idées émises sur « déprogrammation historique » sans créditer ce site, et en plus en les déformant. Et dans cette vidéo, il transforme aussi la version de la construction des pyramides vue sur déprogrammation historique. Là, il dit que certaines pyramides auraient déjà été construites au 17e siècle, alors que selon Valromey, ce sont les troupes de napoléons qui l’auraient fait, ce qui me semble plus faire sens que la version de Rock.

        Valromey pense que le but de parler du récentisme dans Top Secret est de couler cette théorie en la mêlant à d’autres plus farfelues, comme les extraterrestres, la planète X, etc… C’est effectivement possible.

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