Noam Chomsky : une barbouze

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Eh oui, je n’ai pas dit qu’il ressemblait à un gardien, j’ai dit qu’il ressemblait à un agent. Une barbouze. Il m’a fallu du temps pour m’en rendre compte. J’ai dû rassembler l’équivalent de décennies d’informations pour le comprendre, et je ne voulais toujours pas l’admettre. Pourquoi ?

Eh bien, pourquoi a-t-on du mal à changer d’avis sur qqch d’important, ou à perdre un héros ? Parce que ça fait mal. Ça fait mal parce qu’il faut s’avouer que l’on a été trompé pendant une longue période.

J’étais d’autant plus un imbécile que j’ai écrit le nom de Chomsky deux fois lors d’élections présidentielles, en 1984 et 1988. J’avais seulement 21 ans en 1984 alors j’ai l’excuse de la jeunesse, mais ça n’aide pas beaucoup.

C’est dire à quel point ça a été dur pour moi de m’intéresser à lui de près : je dois admettre qu’aujourd’hui est la première que je regarde sa biographie de près, en cherchant des signaux d’alarme.

Oui, aujourd’hui. Même si j’ai des doutes sur Chomsky depuis à peu près 2003, à cause
du 11 septembre ; et même si je savais qu’il détournait l’attention là-dessus ainsi que sur d’autres sujets depuis à peu près 2006 ; et même si je l’ai en partie dénoncé ici et là depuis plusieurs années, je n’ai pas vraiment voulu m’y coller.

Je pense que ce qui m’a fait basculer est ma recherche sur Karl Marx. […]
Le premier signal d’alarme dans la bio de Chomsky sur Ouiki est qu’il fut nommé à la Harvard Society of Fellows en 1951, à 22 ans. C’est une société bizarre dans le sens où vous n’avez pas besoin d’aller à Harvard ou de planifier d’y aller pour y être nommé.

 

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Chomsky n’est jamais allé à Harvard, il a reçu tous ses diplômes de l’Université de Pennsylvanie. Vous me direz que Chomsky était physiquement sur le campus d’Harvard pendant ses trois années en tant qu’enseignant-chercheur, mais rien n’était demandé de lui quand il y était :

Les enseignants-chercheurs juniors sont choisis par les enseignants-chercheurs séniors en fonction de leur potentiel à faire avancer la sagesse académique, ce qui est fonction de leurs accomplissements académiques précédents, et sont généreusement aidés financièrement sans qu’il soit requis d’eux qu’ils aient des diplômes donnés ou, même, qu’ils soient évalués de quelque manière que ce soit. La seule condition est qu’ils demeurent à Cambridge, Massachussetts, pendant la durée de l’aide financière.

Cela devrait vous sembler louche. D’après mon expérience, les choses ne se passent pas comme ça dans la vraie vie, alors je pense que c’est un mensonge. Je soupçonne ces enseignants-chercheurs d’être des initiés, et ils vous soumettent à une certaine formation pendant votre séjour à Harvard. À mon avis c’est une formation pour barbouzes. Je présenterai les preuves ci-dessous.

Pour commencer, cette société a été fondée en 1933 par Abbott Lawrence Lowell…Ces Lowell font partie des Brahmanes de Boston [bourgeoisie locale] qu’on a vus par le passé. Les Lowell étaient liés aux Bundy [dont Ted Bundy, le soi-disant tueur en série démasqué par MM], eux aussi des Brahmanes de Boston…McGeorge Bundy a été nommé à la même Society of Fellows que Chomsky.

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McGeorge Bundy

 
[C’est son grand-oncle qui a fondé la Society of Fellows d’Harvard.] McGeorge fut plus tard nommé Doyen des Arts et des Sciences à Harvard, à 33 ans, le plus jeune doyen d’Harvard jamais nommé…

Auparavant, à 29 ans, McGeorge devint membre du Council on Foreign Relations. Il fut nommé Conseiller à la Sécurité Nationale par Kennedy en 1961. Il fut également président de la Fondation Ford.

Sa bio sur Ouiki ne dit rien de sa carrière à la CIA, mentionnant juste en passant qu’il fut dans les Renseignements pendant la 2ème GM. Ce qu’ils ne vous disent pas c’est que McGeorge fut l’un des fondateurs de la CIA en 1947.

Il demeura l’un de ses principaux officiers toute sa vie. On peut le voir sur Ouiki où ils écrivent qu’il fut président du Comité 303, en charge de coordonner les opérations secrètes. Il fut impliqué dans la Baie des Cochons (une op bidon de +) et la crise des missiles cubains (idem). Voilà pour un des camarades de Chomsky à la Society of Fellows.
[…]

…Le fait qu’autant de ces poètes viennent de familles proéminentes [cf. Stonor Saunders et MM] est révélateur en soi, sans autres preuves nécessaires. On trouve les mêmes familles qui contrôlent les Renseignements, l’art, la poésie, la littérature, et bien sûr presque tout le reste.

Sous leur contrôle, l’art, la poésie, et la littérature furent tournées en instruments de propagande. Ci-dessous nous allons voir qu’elles ont aussi détourné la linguistique.
[…]

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Thomas Samuel Kuhn

 

Qui d’autre à part McGeorge Bundy était dans la Society of Fellows d’Harvard ? Thomas Kuhn, qui a écrit la Structure des Révolutions Scientifiques. Il est plein de signaux d’alarme, y compris le fait qu’il est professeur à Berkeley et qu’il a interviewé Niels Bohr la veille de sa mort.

Il a aussi été à Princeton et au MIT, où il a été Professeur de Philo ‘Rockefeller.’ Kuhn est lecture requise à la CIA. Voyez ce document à cia.gov intitulé Psychologie de l’Analyse des Renseignements, qui renvoie à Kuhn au chapitre 14.

Voyez aussi le livre de Steve Fuller sur Kuhn qui en trouve en partie sur Google Books. À la page 167 Fuller fait le lien entre Kuhn et les idées du Cercle de Pareto d’Harvard, puis montre que l’un des membres de ce cercle, Talcott Parsons, est bien devenu un informateur pour la CIA et le FBI.

Je recommande chaudement le livre de Fuller, parce que même s’il ne dénonce pas Kuhn comme étant un agent, il le dénonce comme pion antiscience d’une cabale ou d’une autre. J’allais me lancer dans une brève déconstruction de Structure des Révolutions Scientifiques, montrant que c’est une attaque malhonnête contre Karl Popper, mais je laisse Fuller le faire pour moi.

Dans une section intitulée La Stratégie Harvard pour Résister à un New Deal pour les Sciences, il écrit :

Plusieurs des participants à la conférence étaient intéressés par trouver des manières de rentre les scientifiques plus ouverts d’esprit, flexible, et désireux de prendre des risques. Kuhn voua sa contribution à saborder cet objectif en expliquant que les changements radicaux dans les sciences ne sont permis qu’en  dernier recours, une fois qu’une série de changements incrémentaux de la tradition établie s’est révélée inadéquate.

Ici on voit Kuhn faire exactement ce qu’on l’a formé à faire dans la Society of Fellows
d’Harvard, [empêcher des changements radicaux]… Ils ont passé des décennies et dépensé des milliards pour s’assurer que leurs théories bien ancrées restent indémontables par quelque vraie science que ce soit.

Mais cela se connecte à mon essai actuel sur un autre point. La bio de Chomsky de la fin des années 1950 est bizarre sur plusieurs points, notamment la vitesse à laquelle ses idées ont remplacé celles de Bloomfield.

La transition vers la nouvelle linguistique de Chomsky a pris moins de cinq ans. Mais l’analyse de Kuhn par Fuller nous rappelle qu’il y avait des garde-fous déjà en place à l’époque pour empêcher cela. Les révolutions dans les sciences n’étaient pas les bienvenues en 1951, et elles ne le sont pas aujourd’hui.

Alors comment Chomsky a-t-il pu sauter ces garde-fous avec une telle vitesse et une telle facilité ? Vu que Kuhn était toujours à Harvard en 1951 quand Chomsky y a débarqué, je soumets qu’ils faisaient partie du même programme, un programme de sabordage de la méthode scientifique d’une manière ou d’une autre.

Je ne suis pas le premier à dire cela vis-à-vis de Chomsky. Le linguiste français Gilbert Lazard a dit que laisser tomber Chomsky et revenir à un structuralisme en linguistique est « le seul moyen pour la linguistique de devenir plus scientifique. » Même la page Ouiki de Chomsky l’admet :

« [Chomsky] a contribué de manière substantielle à un changement méthodologique majeur dans les sciences humaines, se détournant de l’empirisme prévalant au milieu du 20èmes. »

Vu que la science est fondée sur l’empirisme, c’est une curieuse manière de dire les choses…Bloomfield a effectué une quantité de recherche incroyable dans le domaine. Comparé à lui, Chomsky n’en a pratiquement fait aucune.

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Leon Wieseltier

 

Pour un exemple plus récent d’enseignant-chercheur à la Society of Fellows d’Harvard, on peut jeter un œil à Leon Wieseltier. Il en a fini avec sa position en 1982, et sa bio n’est qu’un long signal d’alarme. Il a compilé et fait l’introduction d’un volume des œuvres de Lionel Trilling.

Bien sûr qu’il a fait ça ! Frances Stonor Saunders dénonce Trilling à plusieurs reprises dans son livre [La CIA et la Guerre Froide Culturelle], en tant qu’écrivain pour la revue Encounter (sous l’influence de la CIA), en tant que membre du Comité Américain pour la Liberté Culturelle (sous l’influence de la CIA), en tant que fondateur de la Fondation Farfield (sous l’influence de la CIA), etc…

 

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Voilà en résumé quelques-uns des camarades de Chomsky à la Society of Fellows d’Harvard, et ce ne sont que les juniors. Dans la liste des séniors, on trouve des « libéraux » tels que Larry Summers, James Watson, et John Dunlop. Pour un exemple de désinformation typique, voyez la page Ouiki de Dunlop :

[Il] est plus à l’aise dans une convention de plombiers qu’avec les professeurs d’Harvard. On dirait même qu’il ressemble à un plombier, avec ses nœuds-papillons.

Comme d’hab ils essaient de nous vendre ce fasciste comme un homme du peuple, mais quand avez-vous vu pour la dernière fois un plombier porter un nœud-pap ?

D’autres membres incluent David Politzer et David Gross, prix Nobel de physique pour leurs travaux sur la liberté asymptotique. Aussi B. F. Skinner. Aussi Jeffrey Sachs, maintenant à l’Institut de la Terre à l’Université de Columbia.

Attention à lui. Cet article de Salon en 2013 pose la bonne question dans son titre : Pourquoi Quiconque Écouterait-il Jeffrey Sachs mais donne la mauvaise réponse. C’est la vraie réponse c’est que Jeffrey Sachs est une taupe.

Comme les autres, il contrôle l’opposition. Le nom « Institut de la Terre » à lui seul est un signal d’alarme, vu que le mouvement environnemental a été complètement détourné par les grandes compagnies depuis au moins 1970 et le ‘Jour de la Terre’ bidon…

Un autre Fellow, Arthur Schlesinger, Jr., juif prussien, analyste de renseignement de l’OSS, professeur à Harvard sans être docteur pour autant, proche d’un autre officier de l’OSS, John Kenneth Galbraith, co-fondateur de ce front de la CIA, les Américains pour une Action Démocratique, et un propagandiste de Kennedy.

Aussi Daniel Ellsberg, juif, soldat, analyste pour la RAND corporation, député spécial du
Ministre de la Défense Robert McNamara, espion. Ellsberg a été inculpé d’espionnage pour avoir fait fuiter les Papiers du Pentagone en 1971, mais il s’en est bien sûr sorti. À cause d’une « mauvaise action de la part du gouvernement » la plainte fut rejetée. […]

La fuite des Papiers du Pentagone était voulue, créée par le Pentagone lui-même pour distraire de l’affaire du Watergate, qui n’est pas non plus ce qu’on nous en a dit. Je ne dis pas qu’Ellsberg était une barbouze à cause de ce faux procès pour espionnage.

 

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Je dis que c’était une barbouze parce qu’il a toujours travaillé pour le gouvernement. Il a agi comme une taupe dans le mouvement opposé à la guerre, et a gardé ce rôle des décennies.

Après tout cela vous pouvez vous demander ce que Chomsky fait au milieu de ces gens-là. La même société préparerait-elle les gens à la fois pour l’extrême droite et l’extrême gauche ?

Vous allez me dire qu’ils ne savaient pas que Chomsky allait se révéler un libéral pur et dur, mais ne font-ils pas des recherches en amont ? Bien sûr que si. Ils savaient qui il était dès le départ.

Chomsky admet qu’il était un communiste ou anarchiste dès ses 12 ans, et si c’est vrai les gars d’Harvard l’auraient su. Il ne s’en cachait pas d’après sa bio. Alors pourquoi une cabale de fascistes d’Harvard choisirait-elle le jeune anarchiste Chomsky ? Personne ne pose jamais la question.

[…]

Comme étudiant de premier cycle, Chomsky a étudié l’arabe. Ok. Bien sûr qu’il existe des liens historiques entre l’hébreu et l’arabe, mais en général les Juifs qui apprennent l’arabe ne sont pas tant intéressés par les liens historiques que par d’autres choses.

Par exemple, les agents du Mossad qui étudient l’arabe ne le font pas pour les liens historiques ou linguistiques.

 

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Ils le font pour infiltrer et déstabiliser l’ennemi. Vous me direz que Chomsky avait de bonnes raisons d’étudier l’arabe, et c’est vrai. Mais je le considère quand-même comme un signal d’alarme.

Considéré avec d’autres éléments, c’est une preuve indirecte de plus. Chomsky a apparemment reçu son poste d’enseignant-chercheur à Harvard pour sa thèse de doctorat, qui, on nous explique, était une révision de sa thèse de licence « La Morphophonologie de l’Hébreu Moderne. »Vraiment ?

Tout d’abord, il n’est pas en général permis de soumettre une thèse de doctorat qui est simplement une thèse antérieure retravaillée. L’histoire est déjà louche. Encore plus louche, on apprend que la dissertation de doctorat du père de Chomsky était sur le même sujet.

Dans cette interview il dit : Quand j’avais 10 ou 11 ans, je lisais les preuves de la thèse de doctorat de mon père, qui était sur la grammaire hébraïque de David Kimhi.

Je dirais que c’est un plutôt gros indice ! On y reviendra mais je veux d’abord citer une autre anecdote de Chomsky dans la même interview :


Dans les années 1980 j’ai assisté à une conférence à Jérusalem, et en sortant du pays vous devez passer par la sécurité. Nous étions deux, et l’autre type était un ami – je ne crois pas qu’il est juif – et ils ont tout déballé de ses valises, y compris les chaussettes sales. Il y avait des choses dans ma valise que je ne voulais pas qu’ils voient.

C’était pendant la première Intifada et j’avais réussi à sortir au-delà du couvre-feu plusieurs fois et aller dans des endroits couverts par le couvre-feu jusqu’à ce qu’on se fasse attraper par des soldats.

J’avais trouvé le container d’une grenade sur laquelle étaient gravés les noms de plusieurs endroits de Pennsylvanie et je voulais la ramener à la maison. J’avais aussi un paquet de pamphlets illégaux. La sécurité israélienne n’avait jamais réussi à trouver comment ces pamphlets circulaient. EN réalité c’était grâce à des gamins sautant de toits en toits.

J’avais un certain nombre de ces pamphlets que je voulais ramener à la maison, et j’espérais ne pas être inspecté. Une fois arrivé au contrôle de sécurité, la femme en charge a pris mon passeport, et dit : « Oh, vous avez un nom peu commun. » J’ai dit : « Ouaih. » Elle a dit : « Vous parlez hébreu ? » Alors j’ai dit : « Ouaih. » On a poursuivi en hébreu. « Vous avez rendu visite à votre famille, vous avez pris du bon temps ? » Et elle n’a jamais pris le soin de regarder dans ma valise.

 

Si vous croyez ça réduisez la dose d’antidépresseurs que vous prenez. Israël possède la sécurité la plus stricte du monde depuis des décennies, y compris dans les années 1980.

Chomsky le saurait et ne tenterait même pas d’essayer de faire passer en douce des containers de grenades ou des pamphlets illégaux. Après tout, il était déjà célèbre à l’époque, et si ce qu’on dit à propos des sionistes le haïssant est vrai, ils s’en seraient servis comme d’une excuse pour le mettre en prison – et pas seulement pour la nuit.

Le reste de l’histoire est également absurde. N’importe quel gardien de sécurité en Israël aurait su qui Noam Chomsky était dans les années 1980. Et pourquoi dirait-elle que Chomsky est un nom bizarre. À Israël ce nom serait parfaitement normal. Elle devait savoir que c’était juif, sinon elle ne lui aurait pas demandé s’il parlait hébreu.

 

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Au-delà de ça, la sécurité israélienne ne laisse pas passer comme ça les juifs américains, qu’ils parlent 7 l’hébreu ou pas. Elle savait qu’il était des USA et il accompagnait un goy qui se faisait fouiller de partout, il n’y a pas moyen qu’elle l’aurait épargné.

L’histoire est clairement inventée. Après ça, je ne croirai pas que Chomsky parle l’hébreu tant que je ne l’aurais pas entendu moi-même. Comme confirmation, on trouve ce passage étrange dans la même interview :

DS : Vous imaginiez-vous comme un navi, un prophète, quand vous étiez enfant et que vous lisiez ces textes, seul, dans votre chambre, ou le vendredi soir avec votre père ?

NC : Bien sûr. En fait, mon prophète favori, à l’époque et encore maintenant, est Amos. J’admire en particulier ses commentaires sur le fait qu’il n’est pas un intellectuel. J’oublie l’hébreu, mais lo navi ela anochi lo ben navi – Je ne suis pas un prophète, je ne suis pas le fils d’un prophète, je suis un simple berger. Alors il a traduit ‘prophète’ correctement. Il dit : « Je ne suis pas un intellectuel. » Il était un simple fermier et il voulait simplement dire la vérité. J’admire cela.

« J’oublie l’hébreu…?! » Le même Chomsky qui on nous dit à enseigné l’hébreu ? S’il peut s’en souvenir en anglais, il peut s’en souvenir en hébreu, ou du moins tenter une traduction mot à mot. Ça n’a pas de sens.

Maintenant, son père. Personne ne s’est arrêté au fait que Chomsky a fait sa thèse sur le même sujet que son père. Vous voyez pourquoi s’est un signal d’alarme potentiel. Parce qu’il est entièrement possible que le père de Chomsky ait bien écrit tous ses essais pour lui pendant que Noam était occupé à devenir une barbouze. Cela expliquerait pourquoi Chomsky n’a jamais été vraiment intéressé par la linguistique.

Dès qu’il a pu il a complètement arrêté d’en parler, ce qui a toujours semblé étrange. Il a également arrêté d’écrire sur la linguistique dans les années 1970, ce qui – de manière curieuse – est quand son père est mort.

Cela expliquerait aussi pourquoi le MIT n’attendait pas de lui qu’il fasse quoi que ce soit dans la linguistique au bout d’un moment, quand bien même c’était son département : ils savaient que c’était une barbouze de haut niveau faisant ce qu’il était considéré comme un travail important pour l’état.

 

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Je ne dis pas que c’est ce qui s’est passé mais je laisse la question ouverte. À l’évidence rien de ce que je pourrais découvrir ne le prouvera, à moins que Noam l’admette, alors le mieux que l’on puisse faire c’est d’arriver à une conclusion logique en fonction des éléments connexes…

Mais vous devez admettre que cette possibilité est intrigante. Combien de gens connaissez-vous qui ont fait leur doctorat sur presque le même sujet que leur père ? Revenons à sa thèse de doctorat. Ce document ne me semble pas être révolutionnaire. Vous pensez vraiment que c’était la thèse la plus prometteuse en 1951, tous domaines confondus ?

La morphophonologie est « l’étude des changements des sons qui prennent place dans les morphèmes (les plus petites unités ayant un sens) quand ils se combinent pour former un mot. »

Vu qu’il ne l’avait pas encore étendu en une théorie de grammaire générative en 1951, on a du mal à comprendre comment quiconque, même un linguiste professionnel, pourrait prédire de fabuleuses additions à la culture seulement basé sur ce document. Chomsky ne publia son livre sur la grammaire générative, Structures Syntaxiques, qu’en 1957.

Même sa thèse finale ne sortit qu’en 1955. Ce n’est qu’à partir de là qu’on pourrait arguer de si oui ou non Chomsky avait contribué quelque chose d’important. 8 Et pourtant, il donnait déjà des conférences à l’Université de Chicago et à Yale en 1954. C’était avant d’obtenir son doctorat et avant d’être embauché au MIT. Les titulaires d’une simple licence ne sont en général pas embauchés pour donner des conférences par les grandes universités.

Qui plus est, si sa thèse était tellement novatrice, pourquoi n’a-t-elle pas été publiée avant 1975 ? J’imagine que l’on doit gober que sa thèse était finie dès 1954 et qu’elle était si géniale qu’on l’a embauché pour en parler dans tout le pays. Mais si c’était le cas, une des maisons d’éditions de documents académiques l’aurait publiée soit immédiatement soit dès qu’il reçut son doctorat, en 1975. Elles ne l’ont pas fait.

L’acceptation rapide de ses « théories révolutionnaires » n’a pas non plus de sens. Son premier livre « s’opposa radicalement à la tendance Harris-Bloomfield dans le domaine. » Le retour des principaux intéressés par le sujet fut « soit indifférent soit hostile. »

Et pourtant on nous dit qu’en moins de 5 ans Chomsky est devenu le chef de facto de la linguistique américaine, présentant le 9ème Congrès International des Linguistes.

Ce fut seulement quelques mois après avoir obtenu son poste d’enseignant-résident en 1961. Il était donc déjà enseignant-résident à 32 ans et était le prince de la linguistique américaine à 33 ans. Notez son âge. Mais ce n’est pas tout. En 1957-58, il était professeur-invité à Columbia et Fellow à l’Institut des Études Avancées de Princeton. [L’IAS a nombre de connexions avec les Renseignements. Je ne rentre pas dans les détails, à vous de faire les recherches.]

Il avait tout juste 28 ans et un seul livre sur la linguistique qui venait d’être publié. D’aucuns considèrent cela comme un signe de son génie, je ne fais pas partie de ce groupe.

 

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Il n’est pas facile de révolutionner un domaine d’étude dans son intégralité. Même si vous avez des idées hors du commun, il faut plus longtemps que ça pour convaincre les gens établis et les gagner à votre cause.

On nous dit qu’en 1959, à 30 ans, Chomsky créa un programme de diplôme en linguistique au MIT. Cela laisse penser que le domaine de la linguistique était embryonnaire jusqu’en 1960. Est-ce le cas ? Non.

L’Indien Panini écrivit une grammaire du sanskrit au 4ème s. av. J-C.
Bloomfield et Chomsky se sont tous deux inclinés devant Panini. Von Humboldt lança le champ de la linguistique moderne au début du 19ème s., et Saussure y contribua considérablement vers 1900.

Ouiki nous dit : Saussure affirma que la forme linguistique est arbitraire, et que par conséquent tous les langages fonctionnent de manière similaire. Attendez, n’est-ce pas aussi le cœur de la thèse de Chomsky ? Ouaip. Ne dirait-on pas du Chomsky ?

D’après Saussure un langage est arbitraire parce qu’il n’existe pas de lien objectif entre le signe (les lettres formant le mot ‘chat’ par exemple) et la chose à laquelle il se réfère (le chat lui-même).

Le sens émerge du mot ‘chat’ non pas à cause d’une relation entre les lettres et l’animal qu’elles indiquent, le sens émerge du mot ‘chat’ en le comparant et le contrastant à d’autres mots, tels que ‘char’ et ‘mât.’ C’est ce que Saussure veut dire lorsqu’il explique que le langage est autoréférentiel. Avec la citation précédente, cela nous mène à une grammaire universelle, non ?

Si tous les langages fonctionnent de la même manière et que la forme est arbitraire, alors logiquement il doit y avoir un principe sous-jacent universel à tous ces langages, que l’on pourrait appeler une grammaire universelle. On reviendra à la linguistique de Chomsky plus tard.

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Leonard Bloomfield

 

Après Saussure on trouve Bloomfield. Leonard Bloomfield était le chef de la linguistique américaine à partir de la publication de son livre Langage en 1933. Notez la date ! Je suggère que Bloomfield a laissé la place à Chomsky sans opposer de résistance parce que la transition était planifiée.

Il semblerait que le champ de la linguistique a été coopté par les Renseignements vers les années 1950, et probablement encore plus tôt. Le champ entier de l’art avait déjà été coopté dès le début du 20ème s., et on peut dire la même chose de la poésie, la littérature, et presque tout le reste. Et avec l’utilisation évidente de la linguistique à des fins de propagande au cours de la 2 ème GM, on ne devrait pas s’étonner que les Renseignements s’y soient intéressés…

[…]

Chomsky parle souvent de son athéisme dans ses interviews. Je le soupçonne d’avoir l’obligation de présenter son absence de croyance en Dieu dans toutes ses interviews. […] Ouiki nous dit que Chomsky était né dans une famille de la classe moyenne, mais admet plus loin qu’il est né dans le quartier ‘riche’ d’East Oak Lane, à Philadelphie.

On nous dit que les Chomsky étaient la seule famille juive de ce quartier, ce qui indiquerait bien évidemment qu’ils étaient parmi les plus riches. On sait que son père était docteur et enseignait à l’université. Ce n’est pas vraiment la classe moyenne. C’est la classe moyenne supérieure. Au minimum. S’ils vivent dans un quartier riche, ils font probablement partie de la classe supérieure.

[Chomsky] nous dit qu’il a été influencé par Rudolph Rocker et George Orwell, deux énormes signaux d’alarme. [Les paragraphes suivants démontent Rocker mais je ne traduis pas.]

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Je démonterai Orwell plus tard…Vous pensiez que Big Brother était une représentation d’Hitler avec sa moustache ? Raté, il s’agit d’un portrait d’Orwell lui-même…On retrouve les mêmes signes avec Orwell que l’on avait avec Jack London.

Orwell est toujours présenté comme prêt à mettre les mains dans le cambouis et à se mélanger avec le petit peuple. Mais si on regarde sa bio de près, on trouve une fois de plus qu’il vient de familles ultra riches. Son vrai nom était Eric Blair, et du côté de son père les Blair descendaient de l’Earl du Westmorland.

Il était donc aristocrate par son père. Du côté de sa mère c’est mieux dissimulé. Ils étaient encore plus riches, étant des Limouzin, de riches marchands de bois en Birmanie…On nous dit que la famille d’Orwell avait sombré dans la pauvreté mais c’est un mythe…

Orwell a écrit pour le magazine Horizon sous Cyril Connelly. C’était une façade pour la CIA comme le reste. [Cf. Stonor Saunders La Guerre Froide Culturelle et l’essai de MM sur le magazine Ramparts, une autre façade de la CIA]

Orwell a écrit également pour Partisan Review, également une façade des Renseignements… Orwell est allé à Eton, un signal d’alarme énorme que qu’Eton et la plus chère et la plus exclusive des écoles privées d’Angleterre [bien qu’ils les appellent « publiques »].

 

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Elle a son propre bunker antiatomique, pour la propagande. Elle a produit 19 premiers ministres, et les princes Harry et William y sont allés. Alors Orwell prétendant venir d’une famille pauvre et un homme du peuple ne tient pas la route. Après Eton il a rejoint la Police Impériale en Birmanie, où ses grandsparents richissimes étaient. Tout d’un coup, à 24 ans, il a quitté la police pour devenir écrivain.

C’était en 1927. Son premier livre est sorti en 1933, intitulé Down and Out in Paris & London. Bien qu’il ait été aidé toutes ces années par sa riche famille, il s’habillait comme un clodo et infiltrait les quartiers pauvres.

On nous dit que c’était par volonté de comprendre les basses classes opprimées, mais ça ressemble plus à de l’espionnage pour moi. C’est un précurseur de Jack Kerouac et de toute la Beat Generation bidon qui a décollé après la mort d’Orwell en 1950. Il y en a plus à dire sur Orwell mais ça suffira pour le moment. Tout ça pour dire que Chomsky établissant Rocker et Orwell comme ses influences vous impressionnera peut-être, mais pas moi.

 

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Avançons. On nous dit que Chomsky refusa de payer la moitié de ses impôts en 1967. Ok. Et le fisc était d’accord avec ça ?! Ils ont laissé ce radical publié dans le New York Times et critiquant la guerre du Vietnam s’en tirer sans rien faire ? Pas crédible. […] Intéressons-nous maintenant aux débats de Chomsky.

Il est censé être un grand débateur mais je n’ai jamais vu de preuves de cela. Ses débats sont toujours arrangés avec d’autres barbouzes, et ils évitent les questions importantes. On peut dire la même chose de tous les débats des cinquante dernières années. Par exemple, je me rappelle très bien le débat Buckley/Galbraith en 1982, quand j’avais 19 ans. C’est l’une des grandes déceptions de ma vie à cette époque, et cela a été le premier indice de la MATRICE.

J’attendais une discussion importante mais tout ce que j’ai vu c’est des railleries amicales. C’était comme regarder deux hommes dénués d’un sens de l’humour essayer de convaincre le public qu’ils étaient Woody Allen. C’était horrible par le manque de substance.

Depuis j’ai appris que Buckley était CIA, ayant travaillé à Mexico DF avec E. Howard Hunt. C’est admis dans sa bio actuelle, bien que ce ne l’était certainement pas à l’époque. Il était également informateur pour le FBI.

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Galbraith était-il CIA ? Possible mais ça n’a pas encore été admis. On sait qu’il a été briefé par la CIA en 1961 pour leur opération au Tibet en support du Dalaï Lama contre la Chine, une opération qu’il ne soutenait apparemment pas.

En tant qu’ambassadeur des USA en Inde, Galbraith ne tombait pas dans la catégorie des personnes devant être au courant de cette opération. […] Bien que l’on ait droit à une longue section dans sa bio sur son temps passé au Bureau de l’Administration des Prix pendant la guerre, ils admettent également qu’il était avec l’OSS après cela, comme l’un des directeurs du Strategic Bombing Survey.  Voilà notre connexion avec la CIA. […]

Revenons à Chomsky. L’un de ses débats les plus célèbres fut avec Michel Foucault.

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Michel Foucault

 

La plupart est juste de la pose. […] J’ai montré que l’intrusion des Renseignements dans tous les domaines est la cause la plus probable de tous les effondrements des sens et de la raison. Je ne crois plus que Chomsky promeut l’athéisme par accident, ou que [Niels] Bohr a, par accident, promu la non-matérialité, la non-causalité, et autres forces inquiétantes.

On a ici à faire à des barbouzes. [spooky = inquiétant, qui fait peur / spook = barbouze]. Ils promouvaient toutes les choses qu’ils promouvaient parce qu’elles leur permettaient un contrôle plus large et meilleur, ainsi que de plus grands profits. Ce qui voudrait dire que Chomsky détournait les gens à dessein à travers sa politique et sa linguistique.

 

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Regardons maintenant les débats Dershowitz-Chomsky, qui malheureusement se sont limités à Israël. Bien que l’on trouve des désaccords ici et là, on voit bien que les deux côtés sont payés pour s’assurer qu’on n’arrive à aucun accord, soit entre eux, soit entre Israël et la Palestine.

Chomsky est, comme d’hab, l’opposition contrôlée, semblant critiquer Israël mais jouant constamment leur jeu. La dernière chose qu’Israël veuille est la paix, pour les mêmes raisons que les USA ne veulent pas la paix non plus : ça ne paie pas ! Ce que les parties veulent c’est le conflit permanent, parce que conflit = profit.

Avec Israël en conflit permanent avec ses voisins – la plupart étant bidon, comme tout le reste – la présence américaine semble être nécessaire, ainsi que l’intervention américaine, les fonds américains, et une vaste diplomatie.

Ce conflit nourrit également une littérature et des débats à n’en plus finir en Occident, et grâce à cela les intellectuels et pseudo-intellectuels ont leur attention détournée.

Si vous vous focaliser sur le conflit au Proche-Orient, vous ne pensez pas comment les industrialistes ont volé votre argent, détruit l’histoire de l’art, détruit la science, torpillé les relations hommes-femmes, pollué la nourriture et l’eau, rempli les océans de pétrole et Corexit [pour le dissoudre], et gavé vos enfants de vaccins toxiques pour le profit.

Le conflit israélo-palestinien est un cirque intellectuel promu de plus, même s’il est basé sur quelque chose de réel, on sait maintenant qu’il ne finira jamais. En fait, on sait que toutes les volontés œuvrent pour qu’il se prolonge aussi longtemps que possible, pour qu’il puisse continuer à enrichir les fascistes et leurs enfants pour des générations. Ce qui est génial avec ceci, du point de vue de Chomsky, c’est qu’il n’a pas à mentir beaucoup.

La règle pour un tel projet et de dire autant de vérités qu’il est possible, ce qui est ici beaucoup. Je continue à croire que l’essentiel de ce qu’il dit à propos d’Israël est vrai – bien que ça ne change rien.

Le rôle de Chomsky ici n’est pas de mentir mais de détourner l’attention. Il se tient au côté de la Palestine, vu que c’est le perdant désigné d’avance. Le fait qu’il soit avec eux ne les aidera jamais, vu que cela n’a pas le pouvoir de les aider.

La Palestine continuera à perdre dans cette histoire jusqu’à ce qu’Israël décide qu’elle n’a plus besoin de couverture. Cela n’a donc aucune importance ce que dit Chomsky, ou combien de vérités il prononce.

Ce qui compte c’est 5 que Chomsky s’en tienne à un scénario précis, disant la vérité à propos d’un nombre limité de sujets. Il peut traiter Dershowitz de menteur mais il ne peut amener rien d’en dehors du débat qui puisse le prouver, tel que le rôle de Dershowitz dans le [faux] procès d’O. J. Simpson.

 

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Il ne peut pas pointer des anomalies dans la bio de Dershowitz qui montreraient qu’il est lui aussi une barbouze… Le débat ne dégénère donc jamais…Ils collent toujours au scénario, qui consiste à maintenir le conflit à la température adéquate.

Ils veulent que vous soyez suffisamment remontés pour écrire une lettre à votre député, mais pas assez pour faire quelque chose de significatif, comme vous réveiller de la MATRICE et dire à la fois à Dershowitz et à Chomsky d’aller se faire voir. C’est pour cela que le 11 septembre était un réel danger pour Chomsky, et c’est aussi pourquoi il le savait très bien.

 

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Pour lui c’était en dehors du scénario. Cela ouvrait la voie aux hoaxes et aux opérations bidon, et il ne pouvait pas lever ce rideau-là. J’ai brièvement correspondu par e-mail ave lui en 2006, et l’une des choses que j’ai trouvées les plus étonnantes – en dehors du fait que quelqu’un avec son statut enverrait des mails et discuterait avec des étrangers tels que moi – était qu’il disait passer 4 à 5 h par nuit à répondre à des mails, la plupart sur le 11 septembre. Il était donc en phase de limitation des dommages.

Il pouvait se rendre compte que toute sa réputation sur le long terme dépendait de sa position vis-à-vis du 11 septembre. Je pense que sa seule option aurait été de devenir un des leaders du mouvement pour la vérité, détournant l’attention des thèmes importants comme il le faisait pour tout le reste. Mais il ne voulait clairement pas le faire à son âge. Il était en colère, mais je ne pense pas que c’était à cause des chercheurs de vérité.

Je pense que c’était à cause de ses officiers-traitants pour l’avoir mis dans cette position. À son âge il n’avait sans doute pas envie de mémoriser un nouveau scénario entièrement et sentait qu’on n’aurait pas dû même lui demander.

Il avait déjà mémorisé deux énormes scénarios, et était une autorité dans ces deux domaines. Et maintenant ce nouveau projet arrivait qui allait ruiner tout ce à quoi il avait travaillé. On peut comprendre qu’il était un découragé. Il pensait apparemment pouvoir éviter complètement le sujet grâce à sa réputation et passer en mode dénégation.

D’après lui, il n’y avait rien de particulièrement intéressant ou suspicieux à propos du 11 septembre. C’était comme c’était, comme vu à la télé. Mais le fait qu’il ignore les chercheurs de vérité fut une erreur de sa part, car ces gens-là étaient avec lui avant.

Il crachait sur ses ouailles. Il était considéré comme l’un des premiers chercheurs de vérité en son temps, et là il disait à ses camarades de ne pas croire leurs yeux. C’était voué à l’échec, et il n’y survivra pas. On s’en aperçoit en lisant simplement les gros titres qui promeuvent Chomsky encore lus qu’avant comme le plus grand intellectuel de notre époque. Si les gens y croyaient les médias n’auraient pas à le répéter ad nauseam. Vous ne vendez que les choses qui ne se vendent pas elles-mêmes…

 

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Et pourquoi les médias prennent-ils soin de promouvoir l’homme qui est censé être leur pire ennemi ? S’il est vraiment ce qu’ils disent qu’il est, ne devraient-ils pas essayer de la marginaliser et le discréditer ? S’il était vraiment l’ennemi des politiques d’Israël et des USA, sa page Ouiki serait-elle un long dithyrambe ?

Vous me direz que sa page est écrite par ses fans, mais Ouiki ne fonctionne pas comme cela. Ouiki est contrôlé comme tout le reste, et il est rempli par le gouvernement fasciste et les bureaux des universitaires. Pour les pages telles que la bio de Chomsky et autres, la plupart est écrit depuis Langley [siège de la CIA] et le Pentagon, comme récemment prouvé par des experts informatiques qui ont tracé les modifications à leur source (pas pour la bio de Chomsky spécifiquement, juste de manière générale)…

 

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Le siège de la CIA à Langley, en Virginie

 

Rappelez-vous que 6 Chomsky a écrit plusieurs livres pour nous dire que les infos sont fabriquées. Doit-on croire qu’elles sont fabriquées sauf quand elles nous disent qu’il est l’intellectuel n°1 ? Même Alan Dershowitz vous dit que Chomsky est « l’intellectuel n°1 au monde » dans leur débat. Bizarre, on peut être sûr que Dershowitz ne croit pas ça lui-même. […]

 

Fin de l’essai de MM.

 

Addendum : J’ai reçu un mail intéressant de quelqu’un qui était dans le programme de linguistique du MIT. Cette personne souhaitait me donner une confirmation de l’intérieur, que je trouve en effet importante.

Cher Mr. Mathis,

J’apprécie vos essais instructifs, mais aucun plus que celui récent à propos de Noam Chomsky. J’étais dans le Cours 24 du Département de Linguistique et Philosophie du MIT. Votre analyse propose des réponses à des questions que je me posais depuis mon temps passé là-bas.

Les choses suivantes m’ont longtemps posé problème :

1) Pourquoi Chomsky, ayant commencé son programme de recherche avec une étude de l’hébreu moderne, ne se sert-il pratiquement plus de l’hébreu dans ces écrits postérieurs sur la syntaxe ? Il tirera par la suite presque toutes ses données de l’anglais, en dehors de quelques points sporadiques à propos de l’italien, du français, du basque, ou de quelques données fournies par ses étudiants étrangers. La syntaxe de l’hébreu est intéressante, mais apparemment pas pour Chomsky depuis les années 1950. On pourrait penser qu’un spécialiste de la Grammaire Universelle avec une facilité pour une langue si différente de l’anglais appuierait ses arguments sur l’hébreu. Ce n’est pas le cas.

2) Pourquoi Chomsky, ayant publié deux textes bien accueillis sur la morphophonologie (sa thèse sur l’hébreu moderne, et Sound Pattern of English, co-écrit avec Morris Halle), n’est-il plus jamais retourné à ce champ d’étude ? À l’exception d’un petit nombre d’articles courts, co-écrits, et publiés à ses débuts, la phonologie ne semble plus l’avoir intéressé du tout, en dépit de ce qu’elle a potentiellement à offrir sur l’interface entre la structure profonde et la structure de surface (en connexion aux théories de la grammaire générative).

3) Pourquoi son style littéraire varie-t-il tant tout au long de sa carrière ? Ses écrits politiques sont directs, ce sont ses publications sur la syntaxe ne s’approchent jamais. Ses tout premiers écrits syntaxiques, s’ils ne sont pas éloquents à proprement parler, ont une prose facile que l’on peut suivre avec aisance ; ses travaux plus tardifs sont presque impénétrables. Aucune de ces œuvres ne semble avoir été écrite pas la même personne qui a disséqué le Comportement Verbal de Skinner avec une précision chirurgicale.

4) Pourquoi Leonard Lasnik (d’abord à l’Université Storrs du Connecticut, maintenant à celle du Maryland) était-il si proche du Département Linguistique du MIT ? Il était là-bas tout le temps, en dépit du fait que c’était à une heure et demie de route de son propre 7 campus. Lasnik était beaucoup plus visible dans les halls et les soirées que Chomsky, et a fini, officiellement ou officieusement, au comité d’évaluation des thèses de tous ceux qui écrivaient dans le domaine de la syntaxe. Quand je suivais un cours de Chomsky, Lasnik était là à chaque conférence. Quand Chomsky ratait les cours à cause d’autres engagements, Lasnik le remplaçait et donnait la conférence sur le sujet en question. Comment cela est-il possible dans un cours de ce niveau dans le domaine de la théorie linguistique « dernier cri » ? Chomsky laissait-il son plan de cours dans son bureau pour le remplaçant ? Mais parmi tous les remplaçants possibles…pourquoi Lasnik ? Il y avait d’autres spécialistes de la syntaxe disponibles, soit dans le département même du MIT, soit dans d’autres écoles près de Boston. Pour certains d’entre nous, Lasnik passait pour un clown. Il était le roi des essais coécrits, semblant nécessiter un 2ème ou 3ème collaborateur juste pour dresser la liste des courses ; et une bonne partie de ses écrits est liée à des choses curieuses ou triviales – pas les choses qui importent dont parlait Chomsky, et pas les choses importantes dont parlait Lasnik à ses débuts…

5) Pourquoi le MIT tolérait-il le détachement presque complet de Chomsky du Département Linguistique ? Si vous étiez étudiant dans le programme et suiviez son cours, vous aviez droit à un RV de 20 min avec lui au milieu du semestre pour parler de votre proposition d’une thèse de fin d’année, et vous pouviez avoir droit éventuellement à un 2nd bref RV vers la fin du semestre pour un suivi. Quand les gens me demandent comment était Chomsky comme prof, je leur réponds qu’il était deux personnes différentes : le Chomsky qui parle de politique est enthousiaste et convaincant, alors que celui qui parle de linguistique a quitté les lieux il y a longtemps et regarde le temps passer devant le tableau, ennuyé et irritable. Je pensais réellement à un moment que Chomsky ne publierait plus jamais rien en linguistique ; mais, d’une manière ou d’une autre, il parvient à surmonter son ennui et à pondre de nouvelles théories et de nouveaux bouquins. Je n’arrive pas à comprendre comment une personne si manifestement désintéressée parvient à accomplir cet exploit.

Eh bien votre article apporte des réponses à ces incohérences.

Si Chomsky est bien une création des Renseignements, alors ses succès en linguistique ont été permis par le travail d’autres individus. Comme vous, je trouve étrange que sa thèse fondamentale sur la morphophonologie traitait du même sujet que celle de son père. La plupart des enfants, surtout s’ils sont brillants, veulent se démarquer en tant que penseurs indépendants, pas juste « tel père, tel fils. »

Cela indiquerait que les différents styles d’écriture correspondent à différents auteurs. En réalité, j’ai toujours pensé que Sound Pattern of English [SPE] portait la marque de Morris Halle du début à la fin. Reportez-vous simplement au livre précédent de Morris Halle, Sound Patterns of Russian.

Je n’ai jamais pu trouver quelle était la contribution de Chomsky à SPE, en sorte qu’il était le premier cité sur la couverture en plus. La façon dont les idées et les arguments sont présentés 8 dans SPE et d’Halle, pas de Chomsky. Je pensais un temps que le nom de Chomsky avait été ajouté juste pour faire augmenter les ventes, mais après avoir lu votre article, j’imagine que le but était de falsifier la crédibilité académique de Chomsky.

Je me demande si, pour ses travaux plus tardifs sur la syntaxe, le nègre de Chomsky n’était pas en fait Howard Lasnik. Ou Lasnik eut les idées, les présenta à Chomsky, et celui-ci les coucha ensuite par écrit dans sa prose imbitable.

J’ai souvent pensé que la présentation de Chomsky était similaire à celle qu’un ferait un étudiant en première année qui balance des mots à la mode sans bien comprendre la logique interne du système dans son ensemble.

Il tourne autour du pot comme un avion essayant de trouver une piste d’atterrissage en plein ouragan. La reliure de ma copie de LGB est en piteux état après avoir été lancée à travers ma chambre de manière répétée, frustré que j’étais par la pauvreté des explications. Je ne dis pas, bien sûr, que Chomsky n’a rien écrit en linguistique ; juste qu’il n’a pas tout écrit de ce qu’ils nous disent.

Le rôle de dilettante joué par Lasnik est probablement fait pour détourner l’attention. Si vous ne le prenez pas au sérieux, vous n’imaginerez pas qu’il est l’homme derrière le rideau en linguistique, fournissant ses idées au ‘Grand Homme.’

Lasnik était peut-être aux conférences comme filet de sécurité, pour retenir Chomsky s’il venait à trébucher… Et en ayant son nom sur les articles publiés par d’autres, Lasnik pouvait continuer à apparaître productif et ainsi ne pas attirer l’attention sur son vrai boulot à Storrs.

Cet arrangement expliquerait aussi pourquoi Lasnik est resté si longtemps dans un département linguistique si inexistant que celui de l’Université du Connecticut, alors que, ayant la bénédiction de Chomsky, il aurait pu finir à UCLA, Stanford, ou l’Université Amherst du Massachussetts ou n’importe lequel des programmes phares à l’époque.

Storrs était suffisamment proche pour permettre à Lasnik d’assurer les tâches administratives de Chomsky, mais suffisamment loin pour ne pas indiquer que c’était ce qu’il faisait. …

Source : Miles Mathis

Traduction : JoyeusesPsyOps

 

 

 

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