Charles Manson n’a jamais réellement mis les pieds en prison

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Cet article est un extrait [pour les flemmards, un très court résumé de ce chapitre en question en cliquant ICI] de la traduction [résumé de l’affaire sur ce blog en cliquant ICI] de The Tate Murders were faked, par Miles W. Mathis, une étude sur les meurtres supposés commis par la Famille de Charles Manson. L’auteur évoque ici le destin de certains membres de la Famille « emprisonnés » : Charles Manson bien sûr, mais aussi Susan Atkins, Leslie Van Houten, et Tex Watson.

 

Manson se trouve-t-il là où nous pensons qu’il se trouve ? Voici une photo récente de Manson :

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Manson vous donne la date. Vous voyez où se situe le problème ? Les prisons n’autorisent pas le port de barbes telles que celle-ci. Elles ont longtemps été autorisées jusqu’à 1,5 cm, mais elles ne sont plus autorisées dans les prisons d’état californiennes depuis 1998. Au départ, Manson a été incarcéré à Vacaville et à San Quentin, mais il a été transféré à Corcoran en 1989, dans une prison d’état californienne.

 

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La question que nous devrions nous poser est celle-ci : « Manson est-il réellement en prison ? » Ou est-ce qu’on lui demande juste de venir tous les deux ans pour qu’on le prenne en photo avec un carton imprimé ?

Posez-vous la question : avons-nous la moindre preuve – une preuve qui ne serait pas aisément falsifiable – que Manson est bien en prison à Corcoran ? S’il est possible de simuler toutes ces morts, il est aussi possible de simuler l’incarcération de quelques personnes.

 

Pour vous en convaincre, étudiez donc le cas de John Hinckley, qui aurait tiré sur Ronald Reagan en 1981. Il est facile de découvrir la vérité sur cette affaire, même sans avoir à faire beaucoup de recherches. Les médias dominants admettent que Hinckley, le fils d’une riche famille, amie des Bush, n’est jamais allé en prison, que sa garde a été confiée à sa mère quelques années après, et qu’au cours de la dernière décennie, il a passé presque autant de temps à la maison que dans l’hôpital psychiatrique bien tranquille où il est censé être interné.

 

 

Depuis 2009, il a eu droit à une douzaine de séjours chez lui par an, de dix jours chacun, soit un tiers de l’année. Il est même autorisé à conduire ! La plupart des gens s’imaginent à tort que Hinckley purge une peine de prison à perpétuité. La plupart des gens s’imaginent que Manson purge une peine de prison à perpétuité. Ont-ils raison ?

Nous ne le savons pas. De petits films sortent tous les ans sur Manson, ainsi que quelques photos. Mais, comme nous l’avons vu, ce genre de choses peuvent être aussi facilement trafiquées qu’une publicité de quinze secondes pour Uncle Ben’s. Si ça se trouve, Manson pourrait vivre dans une maison sur la plage à Big Sur.

 

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On a ici un autre problème qui saute aux yeux. Vous le voyez ? Comparez les photos de 1971 et 2009. Manson a subi une opération de chirurgie esthétique à l’oreille droite. Vous pensez vraiment que l’état de Californie a payé ou autorisé une opération de chirurgie esthétique ? Les prisons d’état assurent les soins médicaux, mais elles ne paient pas pour des opérations de chirurgie esthétique.

 

Combien d’interviews Manson a-t-il données depuis 1970 ? Vingt, trente, plus… ? Ne trouvez-vous pas étrange que Manson soit apparu en compagnie de Nuel Emmons, Charlie Rose, Tom Snyder, Diane Sawyer, Geraldo, Ron Reagan, Jr., Penny Daniels, Heidi Schulman, Michal Ben Horin, et bien d’autres ? Je vous encourage à toutes les écouter attentivement. Pour commencer, écoutez la toute première, son interview donnée dans le couloir de la mort de San Quentin en 1972, qui est totalement ridicule, et ce dès la première image.

 

 

Nous voyons tout d’abord Manson qui reçoit son dîner. Manson refuse son repas et demande au serveur de donner son steak à Mike, le prisonnier suivant. Ils servent donc du steak tous les soirs à San Quentin, et je suppose que les prisonniers peuvent demander que leur repas soit servi à d’autres prisonniers ? Et nous sommes censés avaler ça ?

 

Puis, lorsque l’interview débute, le journaliste place son micro entre les barres de la cellule. Vous croyez réellement que les journalistes et les équipes de tournage sont autorisés à filmer des détenus qui se trouvent dans le couloir de la mort dans leur cellule ? Bien sûr que non. Ceci explique pourquoi il a été décidé par la suite d’amener Manson dans une salle d’interview séparée, pour rendre le tout légèrement plus crédible.

 

La dernière chose que dit Manson est : « Je crois ce qu’on me dit de croire. Pas vous ? » Ils se foutaient de nous même à cette époque. Ils ne se sentent pas obligés de rendre ces interviews crédibles – puisqu’ils partent du principe que le public ne sait rien sur rien – mais ils sont tout à fait prêts à insérer leurs private jokes. Ils s’amusent en vous faisant subir un lavage de cerveau, et vous demandent si vous appréciez le traitement.

 

Même après avoir été transférées dans une salle privée, les interviews suivantes étaient toujours une farce, puisque les prisonniers de niveau 1 ne peuvent parler à personne, à l’exception de leurs avocats, de religieux, et des forces de l’ordre. C’est une règle qui a cours depuis des décennies dans toutes les prisons d’état du pays. À chaque fois que vous voyez une interview avec un tueur en série, vous devez vous demander comment il est possible qu’une telle interview ait pu avoir lieu.

 

 

Je vous encourage à revoir l’interview de 1988 entre Geraldo et Manson. Elle débute avec une vision panoramique de la pièce, qui nous montre l’équipe de tournage en train de vaquer à ses occupations. Un policier à l’air ennuyé, qui ne regarde même pas en direction de Manson, est appuyé contre la porte. Tout le monde, y compris Geraldo, semble se retenir de sourire. Manson porte des jeans et un pull rouge, et arbore une barbe fournie et des cheveux longs.

 

J’ai mis sur pause après seize secondes, sur une interview d’une heure, et je savais déjà que tout était bidon. Je vous rappelle qu’on a affaire à Charles Manson, supposé être l’un des hommes les plus dangereux sur cette planète ; un homme dont on nous dit qu’il aurait sauté par-dessus la table du tribunal pour agresser le juge avec un crayon à papier.

 

Mais nous le voyons ici en compagnie de Geraldo, et Manson n’est pas menotté, il n’y a pas de garde près de lui, il ne porte pas la tenue réglementaire des prisonniers, il n’est ni rasé ni tondu comme le sont les prisonniers normaux, et il se comporte comme si c’était lui qui avait rédigé le scénario (ce qui n’est pas impossible). Il donne des ordres aux cameramans.

 

Les prisonniers de niveau 1 ne sont tout simplement pas autorisés à donner des interviews telles que celle-ci. Si Manson était réellement l’homme qu’on nous a présenté, il devrait pouvoir tuer Geraldo d’un coup à la gorge, ou juste en donnant un coup de menton. Bien au contraire, nous voyons que Geraldo se penche en avant, sa tête située à moins de trente centimètres de Manson.

Leurs genoux se touchent littéralement. Ils ne sont pas séparés par une table. Nous voyons Geraldo qui masque un gloussement après vingt-six secondes. Quiconque croit qu’il s’agit là d’une véritable interview avec un tueur en série a pris trop d’acide au cours de sa vie.

 

 

L’interview de 1989 avec Penny Daniels est elle aussi une farce grotesque, puisqu’on voit Manson débarquer avec un col pelle à tarte, des lunettes de soleil, des Converse, et une barbe de près de dix centimètres. Il porte toujours son collier en cuir. Rien de tout ceci n’est réglementaire en prison. Vous devriez aller jeter un œil à la biographie de Penny Daniels sur Wikipedia. Bien qu’il s’agisse de très loin de l’événement le plus marquant de sa carrière, cette interview n’est même pas mentionnée.

 

Manson entre dans la salle en pensant qu’il va s’entretenir avec un français. Il est comme une star de cinéma à Cannes qui ne s’en sort plus avec toutes ces interviews données à des médias du monde entier. Il devrait voyager avec un imprésario. Il dit ensuite à l’administrateur de la prison de s’asseoir et de la fermer. Il lui dit qu’il n’est qu’un préposé aux serrures qui n’a aucun pouvoir ici.

 

Une comédie très amusante, mais rien de plus que ça. Absolument pas crédible. Vous noterez aussi que le visage et les mains de Manson ne portent aucun signe des brûlures au troisième degré qu’il est censé avoir subies à Vacaville en 1984, lorsqu’il a soi-disant été recouvert de diluant pour peinture qui aurait ensuite pris feu. Les brûlures au troisième degré impliquent qu’on enlève la peau brûlée, et laissent toujours de profondes cicatrices, mais nous ne voyons rien de tout cela.

 

Vous direz que les cicatrices sont sous la barbe, mais la barbe ne repousse pas sur une peau brûlée au troisième degré, en particulier une belle barbe touffue comme celle que porte Manson. Rendez-vous aussi à 8:40 ; on peut y voir très clairement la main droite de Manson. Elle ne ressemble pas à une main de prisonnier, puisqu’elle est bien propre et manucurée. Pas de cicatrices là non plus. Et une bague en or rose. Interdit en prison. À 22:30 nous voyons la main gauche : pas plus de cicatrices. Aussi douce qu’une main de jeune fille.

 

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Manson nous donne tout de même quelques informations. Il nous dit qu’il connaissait Lynette Fromme avant 1967. Il essaye ensuite de se reprendre en disant qu’il la connaissait en rêve, mais il est visiblement déstabilisé pendant un instant, après avoir réalisé qu’il venait de dire quelque chose qu’il aurait dû taire.

D’après l’histoire officielle, il n’était pas censé connaître Fromme avant 1967, quelques mois après sa sortie de prison. Ceci implique que son casier judiciaire a lui aussi été falsifié. Considérant ce qu’on sait déjà, nul besoin de faire un gros effort d’imagination pour envisager cette possibilité.

 

 

Je vous encourage également à écouter très attentivement le speech de Manson dit « Sneakyville », relayé à de nombreuses reprises sur Youtube. Vous entendez ? Bien que l’audio soit assez bien synchronisé avec la vidéo, il ne s’agit pas de la voix de Manson. On dirait plutôt Henry Fonda ou Peter Coyote. J’ignore pourquoi il a fallu remplacer la piste audio, puisque Manson est suffisamment talentueux pour s’exprimer lui-même. Peut-être la piste audio a-t-elle été perdue.

 

L’interview de 1979 avec Nuel Emmons est elle aussi complètement ridicule. Pour commencer, il convient de se demander : « Qui diable est Nuel Emmons ? » Avez-vous déjà entendu parler de quelqu’un dénommé Nuel ? J’ai trouvé deux autres personnes prénommées Nuel sur internet, mais ils ont aussi l’air d’être de faux noms. Nuel Emmons est un fantôme de plus, dont il n’existe aucune trace avant son travail avec Manson.

 

Il y a ces interviews et un livre sorti en 1986 ; en dehors de ça, Nuel Emmons n’existe pas. Ce nom m’a tout l’air d’être une anagramme, qui pourrait renvoyer à Emmanuelson, un nom qui est non seulement un allongement du nom de Manson, mais qui rappelle aussi que Manson prétendait être le fils de Dieu. Emmanuel-son, fils d’Emmanuel. Nuel Emmons n’est pas une personne de chair et de sang, il s’agit juste d’un alter ego de Manson.

 

 

La comédie se poursuit en 1992 avec l’interview donnée à Michal Ben Horin, à un moment où plus personne ne semblait se soucier de conserver le moindre semblant de crédibilité à cette affaire. La jeune femme qui mène l’interview a été habillée comme Victor Victoria, et on tente de nous faire croire que son vrai nom est Ben Horin, comme si elle était juive ou quelque chose de ce genre.

 

Ce n’est qu’une private joke, et même pas subtile, en plus. Le choix du nom a dû se faire entre Michal Ben Horin et Michal Ben Dover. [Ndt : jeu de mot intraduisible – bend over signifie se pencher pendant l’acte sexuel] Faites une recherche sur internet, vous pourrez constater qu’elle n’apparaît ni avant, ni après 1992. Nous sommes censés croire qu’elle n’a rien fait d’autre que cette unique interview il y a vingt ans. Nous avons toutefois eu droit à la suite de la blague avec Michael Ben Horin, un « terroriste » qui souhaitait la mort d’Ariel Sharon.

 

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Vous avez compris ? Ariel Sharon, Sharon Tate ? Et voyez comme Michael Ben Horin a droit à sa barbe à la Charles Manson, assortie de sa tenue des camps de la mort et de l’étoile jaune. Hilarant, pas vrai ?

 Si ce genre de blagues vous amuse, vous pouvez aussi faire des recherches sur John Aes-Nihil, le faux nom d’un faux réalisateur qui aurait tourné les faux Manson Family Movies en 1984. Ce sont de fausses vidéos privées tournées de façon à nous faire croire qu’elles avaient été le fait des membres de la Famille. Ils nous ont même gratifiés de critiques bidons pour ces films.

 

Dans l’une d’entre elles, Kenneth Anger écrit : « Ça a l’air vrai. » Pour comprendre cette blague, il faut savoir qui est vraiment Kenneth Anger. Anger est un faux sataniste crowleyen, auteur de nombreux films de propagande sur l’occultisme, l’homosexualité et le surréalisme dans les années 50 et 60. Mais pour comprendre à qui nous avons affaire, il faut connaître la date de son premier film, Fireworks, sorti en 1947. Vous vous souvenez de cette date ? L’année de création de la CIA.

 

À chaque fois que vous voyez les mots satanisme ou Crowley, vous pouvez les remplacer par CIA ou MI6. Anger était depuis le début l’un des personnages les plus haut placés de Lookout Mountain, où il a produit leur propagande « raciest ».[Ndt : très osée] Donc le fait qu’Anger écrive à propos de ces films « Ça a l’air vrai » est d’autant plus croustillant. C’est un peu comme si Goebbels et Riefenstahl avaient dit : « Ça a l’air d’être de l’agitprop de premier choix. »

 

Cette entité du nom d’Aes-Nihil a, d’une façon ou d’une autre, réussi a obtenir une série d’interviews avec Manson entre 1972 et 1979, visibles sur Youtube comme tout le reste. Ceci malgré le fait que Manson n’avait droit à aucune visite. Sandra Good a donné une interview à un journaliste en 1975, au cours de laquelle ils admettent tout deux que Manson n’avait droit à aucune visite, encore moins des visites de cinéastes. [Ndt : Sandra Good est un membre de la Famille] 

 

Nihil signifie « rien » en latin, et Aes signifie « argent ». Aes-Nihil peut donc se traduire par « money for nothing », comme le titre de la chanson de 1985 par Dire Straits. Aes-Nihil est probablement Kenneth Anger, mais si ce n’est pas lui, il s’agit d’un réalisateur de plus qui travaille au Laboratoire de Lookout Mountain actuel, c’est à dire à Hollywood.

[…]

La dernière opération de guerre psychologique en lien avec Manson a eu lieu en 2011, à l’occasion d’une interview radiophonique pour l’édition espagnole de Vanity Fair.

 

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La photo fait partie de l’article. Elle est censée représenter Manson en compagnie de Star et Gray Wolf, deux « secrétaires » qui l’aident à publier ses idées par l’intermédiaire de ATWA – pour Air, Trees, Water, Animals.[Ndt : air, arbres, eau, animaux] On nous dit que Manson doit épouser Star, qui est âgée de vingt-cinq ans. 

Ils ne s’arrêtent jamais. Ils ont un tel mépris pour votre intelligence qu’ils continuent la mascarade jusqu’à aujourd’hui. Les prisonniers de niveau 1 n’ont pas le droit de recevoir la visite d’étrangers comme ceux-ci. Ils n’ont pas plus le droit de donner des interviews à la radio pour Vanity Fair.

 

Si Manson était un véritable prisonnier, il n’aurait le droit de parler qu’à son avocat, à sa famille immédiate (avec qui il aurait un lien de sang, ou une femme avec qui il se serait marié avant son incarcération), ou les forces de l’ordre. Il n’est pas autorisé à prendre la pose avec des agents de la CIA qui se font passer pour des hippies. Il n’est pas autorisé à porter la barbe. Il n’est pas autorisé à porter un bandana autour du cou.

 

Il n’est pas autorisé à porter les deux bagues visibles sur sa main gauche. Il n’est pas autorisé à se marier, et même si on lui en laissait l’opportunité, il ne pourrait parler à sa nouvelle femme que derrière du plexiglas. Il n’aurait droit à aucune visite conjugale, pas même avec une femme épousée avant son incarcération, et encore moins avec une épouse plus récente.

 

Et l’intégralité du site de l’ATWA n’est qu’une tentative pathétique de plus pour calomnier le mouvement écologiste. Star ressemble à Susan Atkins (il y a quarante ans), et à présent qu’Atkins est supposément morte, ils avaient besoin d’une remplaçante. Elle est l’actrice actuelle chargée de jouer la cinglée, en provenance directe de la Screen Actor Guild.[Ndt : le syndicat des acteurs américains]

[Ajouté en décembre 2014. Ils continuent à nous vendre cette comédie du mariage, bien que cela n’apporterait rien à Manson, même si tout ceci est vrai. Il n’aurait pas droit à des visites conjugales, donc quel est l’intérêt ? Quoi qu’il en soit, le Los Angeles Times a publié le certificat de mariage, qui nous donne un indice supplémentaire.

 

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On y lit que Manson vit à Santa Barbara. C’est sa « fiancée » Afton qui vit à Corcoran, d’après le certificat. Vous me direz qu’ils ont confondu accidentellement les deux adresses. C’est possible, mais je vois ceci comme une manière de nous montrer la vérité. Si vous vivez à Santa Barbara, gardez l’œil ouvert. Ce type que vous avez croisé et qui ressemble à Charlie pourrait bien être le vrai Manson.]

 

À propos de Susan Atkins, examinons son cas d’un peu plus près :

 

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Les vidéos d’Atkins sont tout aussi suspectes et absurdes. Je vous invite à voir la vidéo montrant ses dernières paroles, filmée par ABCnews. Posez-vous la question : est-ce la procédure habituelle d’amener des condamnés à perpétuité dans un des bureaux de la prison pour qu’ils puissent y réciter une prière pour ABCnews ? Ou est-ce que ça ressemble peut-être un tout petit peu au dernier acte du scénario d’une tragédie mal écrite et qui s’étire en longueur ?

Si vous n’êtes pas convaincus, que dites-vous de la photo glamour d’Atkins ci-dessus ? Elle a l’air d’avoir au moins trente-cinq ans. Problème : elle était censée être en prison depuis ses vingt-et-un ans. Pensez-vous qu’on fasse des séances photo glamour pour les condamnés à perpétuité ? Regardez ses mains. Il n’y a pas de vernis à ongles en prison, et les ongles ne peuvent pas y être aussi longs, pour des raisons évidentes.

Jolie perruque, vous ne trouvez pas ? Vous pensez sincèrement que les perruques sont autorisées en prison ? J’imagine que oui, pour que les prisonniers puissent se balader incognito et qu’ils puissent s’échapper plus facilement. Ce qui nous amène au fait qu’Atkins, tout comme Tex Watson (voir plus bas), travaillait dans une boutique de perruques à l’époque où elle a rencontré Charlie.

La CIA aurait peut-être dû diversifier un peu plus les petits boulots. Que Sebring ait placé à la fois Atkins et Watson dans des boutiques de perruques apparaît hautement suspect. D’autant plus que nous savons désormais que Paul Tate avait ouvert un salon de coiffure en 1971.

 

Les signaux d’alerte sont légions dans la longue saga de Susan Atkins, mais souvenez-vous simplement que Joseph Ball a travaillé avec Susan Atkins après son arrestation en 1969. Joseph Ball était un des principaux conseillers de la commission Warren. Pourquoi est-il devenu le conseiller de Susan Atkins, et par qui était-il rémunéré ? Atkins a aussi échappé plusieurs fois à la prison avant son arrestation en 1969, tout comme Manson.

 

Son arrestation en 1968 pour possession de marijuana ne lui a coûté que du sursis, alors qu’elle avait plaidé coupable. Patricia Krenwinkel a eu droit à la même clémence après avoir été arrêtée pour les mêmes raisons à Mendecino. On dirait qu’ils étaient tous préservés pour pouvoir jouer leurs rôles.

 

Tout comme Tex Watson – que nous allons étudier de plus près par la suite – et Leslie Van Houten – qui était une Homecoming Queen [ndt : reine de la réunion annuelle des anciens élèves d’un lycée ou d’une université] – Susan Atkins était une élève modèle de son lycée, où elle a été capitaine de l’équipe de natation, et elle chantait dans la chorale de son église.

 

Ceci une année seulement avant qu’elle ne devienne la « fille de Charlie », et deux ans avant de devenir une sorcière, une tortionnaire et une meurtrière de masse. Ce n’était pas le genre de fille à abandonner le lycée pour devenir une danseuse topless, et ce n’est pas ce qui est arrivé. Elle a été recrutée pour jouer un rôle. Il est étrange qu’on n’entende jamais parler des camarades de lycée de Susan Atkins. Ils pourraient peut-être nous dire par qui elle a été recrutée, et dans quelles circonstances.

 

On trouve un autre signal d’alerte à 3:10 de cette vidéo. Atkins et son avocat sont interviewés alors qu’ils se trouvent dans la salle d’audience du tribunal. Elle ne dit pas grand chose, mais là n’est pas la question. Elle ne devrait pas être autorisée à être interviewée, mais encore moins à l’intérieur de la salle d’audience. Aucun juge n’aurait dû autoriser des journalistes à interviewer une personne accusée de meurtre à l’intérieur de sa salle d’audience. Et aucun avocat ne laisserait son client parler à des journalistes dans de telles conditions. Tout ceci n’est qu’une mascarade de plus.

 

 

On en a un autre exemple avec cette interview de 1976, qui est au moins aussi suspecte que n’importe quelle interview de Manson. Remarquez au début comme elle se balade à travers la prison en compagnie du journaliste : pas de menottes, pas de gardes, pas d’uniforme de prisonnier. Elle porte une robe, un accoutrement qui n’est ni fourni par les prisons, ni autorisé par elles. Elle porte un énorme crucifix en métal, qui n’est pas non plus autorisé en prison, puisqu’il pourrait être utilisé comme une arme.

 

Nous sommes censés avoir affaire à une tueuse sans pitié, le genre qui pourrait vous arracher les yeux à n’importe quel moment. Souvenez-vous également que les prisonniers de niveau 1 n’ont droit à des contacts qu’avec leurs avocats, des religieux, et les forces de l’ordre. Pas avec des journalistes. Lorsqu’ils s’assoient, on peut se rendre compte qu’elle porte les ongles longs, du vernis, une montre et une bague en or. Là encore, rien de tout ceci n’est autorisé.

 

Elle répète alors les éléments les plus sanglants de cette histoire, y ajoutant même de nouveaux détails. Pourquoi agirait-elle de la sorte, à moins qu’elle ne fût payée pour le faire ? En 1976, nous avions déjà entendu cette histoire un million de fois, venant de sa bouche et de tous les autres. Pourquoi l’interviewer une fois de plus pour qu’elle réitère ces propos, si ce n’est pour graver cette histoire de manière indélébile dans l’esprit du public ?

 

Si elle espérait obtenir un jour une libération conditionnelle, pourquoi continuait-elle à dire, entre autres, qu’elle et Tex Watson étaient partis « faire le travail du Diable » ? Son objectif a plus l’air d’être de faire monter le sensationnalisme que d’obtenir une libération conditionnelle. Vous direz qu’elle est stupide et/ou folle, mais je crois que nous savons à présent qu’elle donne ces interviews après avoir reçu des ordres en ce sens. Pas des ordres de Charlie, mais de la CIA.

 

Souvenez-vous que les meurtres Tate/Labianca ont été « résolus » uniquement parce que Atkins s’en était vantée auprès d’une compagne de cellule. Des témoignages ont décrit Atkins chantant et dansant dans la prison du comté de Los Angeles, refusant de porter des sous-vêtements, faisant la roue, et d’autres pitreries du même genre, alors qu’elle venait d’être accusée du meurtre de Gary Hinman.

 

Elle ne jouait pas à la folle, puisqu’on envoie les fous à l’hôpital psychiatrique. Non, elle jouait à la personne qui se sait protégée. Et elle jouait juste la comédie. Sa relation avec sa compagne de cellule, Virginia Graham, était étrange dès le début, puisqu’on nous dit que Graham lui a obtenu un boulot de coursier dans la prison.

 

On ne sait pas bien pourquoi on aurait besoin de coursier en prison, ni pourquoi on utiliserait des personnes accusées de meurtre pour s’acquitter de cette tâche, ou comment Graham pouvait placer des gens pour effectuer un boulot de coursier. Il semble fort que Graham a été placée pour écouter ce qu’Atkins avait été payée pour raconter, puisque le moment était venu de placer la police sur les bons rails. Il était alors temps de passer au chapitre suivant de cette histoire.

 

James Whitehouse, le mari d’Atkins, de quinze ans son cadet et diplômé de l’école de droit d’Harvard (comme Obama), est un autre signal d’alerte. Il a été son époux pendant vingt-deux ans, depuis 1987. Whitehouse a l’insigne honneur d’être le seul homme à avoir épousé une meurtrière de masse en prison. Jetez-donc un œil aux sites qui listent les personnes qui épousent des meurtriers condamnés, vous constaterez que tous les autres mariages concernent des femmes qui épousent des meurtriers incarcérés, jamais l’inverse.

 

Et ces femmes ne sont jamais diplômées d’écoles de droit prestigieuses, comme vous pouvez l’imaginer. Ce mariage n’a strictement aucun sens. C’est un élément de plus qui indique fortement qu’Atkins n’a jamais vraiment été incarcérée, et qu’elle n’est qu’une actrice. Pour vous en convaincre définitivement, je vous invite à regarder les enregistrements des procès, le sien et celui de Manson.

 

Ce qu’elle raconte au juge est de la comédie pure, et n’a jamais été proféré dans une salle d’audience ni avant, ni après ce procès. Toutes les filles jouaientaux folles en permanence. Comment se fait-il que personne ne se soit demandé si elle ne jouaient pas la comédie ?

 

Toutes les personnes assassinées à la maison de Tate étaient des acteurs, donc pourquoi personne ne s’est demandé si tous ceux présents au Spahn’s MovieRanch [un ancien studio de cinéma, lieu de résidence de la Famille avant les meurtres supposés] étaient eux aussi des acteurs ? Le gros indice se trouve pourtant dans le nom du ranch.

 

Un autre gros indice que personne n’a relevé concernant Atkins : le 5 septembre 1970, le procureur Aaron Stovitz a été écarté de l’affaire Manson par le procureur général Evelle Younger, pour une remarque qu’il avait faite dans la presse. À cette époque, Stovitz était procureur de l’affaire aux côtés de Bugliosi. Younger a justifié sa décision en soutenant que Stovitz avait contrevenu à son devoir de réserve, mais il ne s’agissait que d’une courte remarque faite au pied levé, et personne n’avait compris pourquoi Younger avait réagi d’une façon aussi disproportionnée.

 

Stovitz avait déclaré, en faisant référence à Susan Atkins : « elle est meilleure que Sarah Bernhardt. » Pour comprendre cette blague, il faut bien entendu savoir qui était Sarah Bernhardt, et la plupart des gens l’ignoraient. Les gens d’Hollywood savaient de qui il s’agissait, puisque Sarah Bernhardt était alors considérée comme la plus grande actrice de l’histoire. Vous comprenez maintenant pourquoi cette remarque a pu être considérée comme étant un peu trop révélatrice par ceux qui dirigeaient le spectacle. Le procureur admettait que Susan Atkins était une actrice.

 

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Avant de passer à Tex Watson, examinons rapidement le cas de Leslie Van Houten. Il existe une vidéo dans laquelle Van Houten parle de son passage du mal vers le bien. Nous sommes en 1982, elle est incarcérée depuis des années, et pourtant nous la voyons dans une sorte de salle de classe. Elle porte une jupe courte et un débardeur ; ses bras et ses épaules sont dénudés. La femme assise derrière elle porte une jupe orange sans manches, des lunettes de soleil et un bandana. Il y a au moins deux jeunes hommes portant des cheveux longs assis derrière elle.

 

Ils sont tous assis derrière des pupitres de salle de classe. La question que vous devriez vous poser est : où se trouvent ces gens ? Ce n’est pas une prison. Van Houten était censée se trouver dans une prison pour femmes, et on ne mélange pas les prisonniers mâles et femelles. Ils ne sont pas non plus mélangés dans des salles de classe. Ils ne sont pas non plus autorisés à s’habiller comme s’ils allaient passer une journée à la plage. À un autre moment, on peut voir qu’elle a des ongles longs et aiguisés. Pas autorisé. Deux bagues et un bracelet : pas autorisé. Le narrateur nous dit qu’elle se trouve dans un Antioch College situé dans l’enceinte de la prison.

 

Je n’ai trouvé aucune information sur un Antioch College dans aucune prison californienne, et de toute façon, si Van Houten était réellement dans l’enceinte de la prison, il ne devrait pas y avoir d’hommes dans la salle de classe. Voilà pourquoi ils l’appellent l’Institution de Californie pour les femmes. Et les prisonniers ne sont jamais autorisés à porter des shorts, des débardeurs, ou des bandanas, ni des jupes courtes ou longues.

 

On peut appliquer le même type d’analyse à Tex Watson. Comme Atkins, Watson est considéré comme étant l’un des membres les plus vicieux de la Famille. Mais tout comme Atkins, on devine la présence de la CIA dans chaque aspect de sa vie. Il n’est emprisonné nulle part, si ce n’est pour quelques jours, une fois tous les cinq ans, lorsqu’on l’appelle pour qu’il joue sa partition.

 

C’était un bon petit lycéen qui n’avait que des A, bien mis, aux cheveux courts et qui n’avait jamais fait parler de lui. En plus d’être inscrit au tableau d’honneur, d’avoir été le rédacteur en chef du journal du lycée et la star de l’athlétisme local, il a aussi été le leader du groupe de rock de son église méthodiste, pour faire bonne mesure. Il a ensuite étudié à l’université de North Texas, où il a obtenu un diplôme de commerce et a fait partie d’une fraternité.

 

Il y a passé trois années, durant lesquelles il s’est très bien comporté (la CIA recrute souvent de jeunes diplômés). Il ne portait pas les cheveux longs à la fac, n’a jamais montré de tendances gauchistes (les fraternités texanes n’étaient pas connues pour recruter des hippies en 1966), et n’a jamais été considéré comme un jeune à problèmes. Wikipedia admet qu’il a travaillé pour la compagnie aérienne Braniff en tant que bagagiste, ce qui lui offrait des opportunités de voyager.

 

L’opportunité de voyager à Langley en Virginie, peut-être ? On nous dit également que Watson a utilisé ses billets d’avions gratuits pour emmener des filles à Dallas. Oups ! Il était déjà à Dallas, ou à proximité. Il ne me semble pas qu’il y ait besoin de prendre l’avion pour aller de Denton à Dallas. Peut-être les emmenait-il à Merida ? De plus, la CIA place souvent ses jeunes recrues à des postes de bagagistes, car il s’agit d’un excellent moyen d’apprendre des techniques de contrebande tout en se rendant utile avec un boulot peu risqué.

 

L’histoire officielle nous dit également que Watson avait reçu un entraînement au combat. Il aurait aussi entraîné toutes les Manson girls et se serait chargé des meurtres les plus compliqués (ceux des hommes). Où aurait-il bien pu recevoir cet entraînement ? Dans la fraternité ΠΚΑ ? On s’est servi de Watson uniquement pour ses talents d’acteur, mais bien qu’il n’avait nullement besoin d’un entraînement aux techniques de combat, je pense que nous savons où il aurait pu recevoir un entraînement de ce type.

 

Lorsque Watson reçut sa première assignation et qu’il fut envoyé à Los Angeles, il fut placé dans une boutique de perruques. Personne n’a analysé cet aspect de l’affaire. Qui aurait été en mesure de lui trouver un boulot en rapport avec les perruques ? Sebring, bien sûr. Sebring était soit le contact de Watson, soit son référent, ainsi que celui d’Atkins. Ils n’étaient pas liés par le trafic de drogue ou le porno, mais par le renseignement militaire. Au même moment où Watson a été placé dans une boutique de perruques, on lui a trouvé un logement dans le Laurel Canyon.

 

Il y a là deux problèmes : tout d’abord, le Laurel Canyon était, tout comme aujourd’hui, un quartier huppé de Los Angeles, avec des loyers très élevés. C’est pourquoi toutes les célébrités de l’époque vivaient là-bas. Les Beach Boys, The Mamas and the Papas, Doris Day, Sebring et Polanski n’allaient pas vivre dans les taudis de l’est de Los Angeles. Donc comment un petit vendeur de perruques – un pauvre plouc avec un accent traînant venant tout droit de la banlieue de Dallas – a-t-il fait pour s’installer immédiatement dans le Laurel Canyon ?

 

Ensuite, le Laurel Canyon était le centre opérationnel des studios de Lookout Mountain. La plupart des gens qui y travaillaient étaient logés à proximité, par commodité, et donc de nombreuses maisons du quartier appartenaient à la CIA. Vous pensez qu’il ne s’agit que d’une coïncidence de plus si Watson a été installé ici ? Vous pensez qu’il a rencontré les différents acteurs de cette affaire en faisant de l’auto-stop, comme on nous le raconte ? Non, il les a rencontrés sur rendez-vous.

 

La fable la plus ridicule est peut-être celle selon laquelle Watson aurait ramassé Dennis Wilson lorsque ce dernier faisait de l’auto-stop. On pourrait penser qu’il s’agit de l’inverse. Non, l’histoire raconte que Wilson, un membre des Beach Boys, millionnaire, faisait de l’auto-stop. Vous connaissez beaucoup de multi-millionaires, des gens qui possèdent des Ferraris et des Jaguars, qui font de l’auto-stop pour s’amuser ? Vous pensez que Jay Leno fait de l’auto-stop sur les collines de Los Angeles ? Ou Eddie Murphy ? Justin Timberlake ? Ils devaient vraiment mépriser le public pour nous raconter une histoire comme celle-là, tout en pensant que les gens pourraient y croire.

 

Lorsque Watson a été arrêté pour la première fois, deux avocats de renom se sont précipités à son secours, un peu comme Shibley avait volé au secours de Manson en 1966. David Deloach et Perry Walshin ont assuré sa défense gratuitement, bien que Deloach fût alors connu pour être un des pontes du parti républicain. Pourquoi une sommité du parti républicain s’intéresserait-elle à un « hippie » comme Watson ? Encore plus étrange : Deloach a déclaré qu’il avait rencontré Watson à quarante reprises avant son arrestation. Hein ?

 

L’indice le plus évident quant à la situation réelle de Watson est peut-être le fait qu’il a engendré quatre enfants alors qu’il était en prison, à l’occasion de visites conjugales. Les visites conjugales n’étaient pas autorisées pour des prisonniers comme Watson (ou Atkins), même dans les rares états qui les autorisaient pour des prisonniers de moindre importance. On nous dit que ces visites ont été interdites en Californie en 1996 pour les condamnés à perpétuité, mais c’est inexact. Certaines règles ont changé en 1996, mais les meurtriers/tortionnaires violents tels que Watson n’ont jamais eu droit à des visites conjugales.

 

Watson n’était pas juste un condamné à perpétuité, il a commis plusieurs meurtres avec préméditation, assortis d’actes de torture, ce qui explique pourquoi il a tout d’abord été condamné à mort. Plus de 10% des détenus dans les prisons d’état californiennes sont des condamnés à perpétuité, et la plupart d’entre eux sont des 3-strikers, qui n’ont rien fait de plus que de sortir un couteau lors d’un vol. [Ndt : la règle pénale dite des « 3-strikes » est inspirée du base-ball : au bout de trois fautes, vous êtes éliminé du jeu, et donc condamné à perpétuité] Les changements de 1996 s’appliquaient à ce type de prisonniers, pas à Watson.

 

Il y a actuellement des centaines de prisonniers dans les couloirs de la mort californiens, et si Watson ne s’y trouve pas, c’est qu’il a bénéficié de circonstances favorables : ceux qui ont été condamnés à mort entre 1972 et 1978 ont vu leur peine commuée en réclusion à perpétuité suite à une décision de la Cour Suprême. Mais les règles s’appliquant à Watson à l’intérieur de la prison sont les mêmes que pour les condamnés à mort, puisque ses crimes sont identiques. Ces règles sont déterminées par la nature du crime, pas par la durée de la peine. Si vous êtes dans le couloir de la mort, vous n’avez pas droit aux visites conjugales.

 

Si vous êtes un meurtrier/tortionnaire, vous n’y avez pas droit non plus, pour des raisons évidentes. Si vous assassinez les gens pour le plaisir, comme on nous dit que c’est le cas pour Watson, le système pénitentiaire ne va pas vous arranger un rendez-vous avec une victime potentielle. La famille de l’épouse réclamerait des millions de dollars en dommages-intérêts, et les prisons le savent parfaitement.

 

Posez-vous cette question : si des prisonniers de niveau 1 comme Watson avaient droit à des visites conjugales avant 1996, pourquoi Manson n’a-t-il pas pu se trouver une femme au début des années 70 ? D’après l’histoire officielle promue entre autres par Helter Skelter, Charlie avait un appétit sexuel insatiable. Il est censé avoir couché avec des milliers de jeunes filles. Il est aussi censé être un véritable aimant pour jeunes femmes impressionnables, jusqu’à aujourd’hui.

 

Et pourtant nous n’entendons jamais parler d’épouses ou de visites conjugales en ce qui concerne Manson. Pourquoi est-ce le cas avec Watson ? Tout simplement parce qu’on sait que Watson a des enfants, et qu’il faut en tenir compte d’une façon ou d’une autre. On vous raconte donc que ces enfants sont nés suite à des visites conjugales, même si c’est impossible.

 

Toutes les audiences de demande de libération conditionnelle, fortement médiatisées, sont elles aussi faciles à bidonner. Comme nous l’avons vu, Pam Turner, Debra Tate, Doris Tate, Patti/Sharon Tate, Anthony DiMaria et les autres intervenants sont tous dans le coup. Certains jouent un rôle depuis 1968, que ce soit sous la menace de la CIA ou juste parce qu’ils prennent leur pied.

 

Toute l’histoire autour de Debra Tate qui se serait sentie offensée par les visites conjugales de Tex Watson n’est encore et toujours que de la comédie. Les scénaristes ont réalisé qu’il y avait un trou dans l’histoire qu’il convenait de combler ; ils ont donc créé cette nouvelle saga pour vous faire savoir que cette incohérence avait été résolue : plus de visites conjugales pour Watson. J’imagine que si Tex a d’autres enfants, il aura intérêt à bien les cacher. Ou prétendre que ce sont ses petits-enfants.

 

Manson et son entourage ne sont pas les seuls qu’on vous présente comme étant de vrais prisonniers. En dehors de la Famille, on peut par exemple examiner les cas de Christopher Gibson, Barry Mills et Tyler Bingham, qui seraient les chefs de l’Aryan Brotherhood [ndt : Fraternité Aryenne] :

 

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Trois photos prises en prison, affichant toutes trois des éléments non autorisés. Ce type de barbe ou de coupe de cheveux n’est pas autorisé, et on ne prend pas les prisonniers en photo avec des lunettes de soleil. Une question : s’agit-il de trois hommes différents, ou du même homme à trois périodes différentes ? Pourquoi ont-ils tous trois la même boîte crânienne, le même nez en patate, et des oreilles très similaires ? Le deuxième et le troisième homme sont visiblement identiques.

 

On a juste légèrement manipulé leurs oreilles. Pour le second type, on a inversé l’oreille droite avant de la coller sur l’oreille gauche. L’inverse a été fait pour le troisième type : oreille gauche inversée et collée sur l’oreille droite. Le premier type est aussi la même personne, mais sans lunettes ni strabisme. Même les lunettes sont identiques. Ils ont juste ajouté une teinture sombre sur les verres de la photo du milieu. Regardez où se trouvent les points lumineux sur les montures (près du nez et de la joue gauche) !

 

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On le voit ici une quatrième fois, cette fois sous le nom de Steven Hicklin. Il a été placé sous une lumière tamisée, mais c’est le même crâne en pointe, les mêmes sourcils, et le même menton carré. Pour une raison ou pour une autre, ils aiment manipuler les oreilles, comme si ça changeait quoi que ce soit.

 

Il existe un lien entre Manson et l’Aryan Brotherhood, lien qui remonterait au début des années 70, et qui explique en partie pourquoi Manson porte un swastika sur son front (enfin, c’est ce qu’on nous raconte). Tout ceci n’est pas bien important, puisque nous avons pu constater que Manson et l’Aryan Brotherhood ne sont que des créations du renseignement militaire, ou d’une autre agence gouvernementale. Ils font tous partie d’une histoire plus vaste, racontée au public pour instiller la peur dans les esprits, créer des conflits, et garder la majeure partie de la population sous contrôle.

[…]

 

Source : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/charles-manson-est-il-en-prison-180826

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